‹ La clef du ZoharChapitre 51 sur 81 · La Barbe de vérite · texte numérisé non relu

La Barbe de vérite

En Orient, la barbe est un objet de respect. Eton se rappelle avec quel enthousiasme un psaume parle de la « barbe d’Aa-

(1) Car, d’après le Zohar, cet influx n'arrive aux hommes qu’au moyen d’intermédiaires gradués et liés : Le Verbe, Ja Mère, le Microprosope, lEpouse. Les fautes des hommes n’atteignent pas l'essence de ces intermédiaires mais font qu’à l'égard de notre monde, la propagation de l’influx s'arrête et que les intermédiaires deviennent, par rapport à nous, comme s'ils n'avaient plus de lien entre eux ni avec nous. Symboliquement, c’est donc séparer les intermédiaires entre eux, les dénuder, « ouvrir leurs portes ».

(2) À partir du chapitre 1, les traductions de versets mêlées aux commentaires, ne sont plus précédées par les traductions de versets isolées des commentaires. En effet, les quatre derniers chapitres ne sont que des annexes et des reprises du premier et n’ont pas la même importance hiératique et révélatrice. Il n’était donc pas nécessaire d’en présenter le texte à part.

ron » et des parfums qui découlent sur elle. On ne doit donc pas s'étonner de ce qu’un livre oriental insiste, dans ses symboles, sur un élément de l’apparence physique humaine vénéré des Orientaux.

La Barbe de l’Ancien des Jours est l'influence à la fois de pensée et de dynamisme qui descend du Dieu supérieur vers le Dieu manifesté et son Epouse et vers le monde.

Dynamisme et pas seulement pensée. Car Dieu, comme le remarque Fénelon, n’est pas seulement pensée, il est étre, et tout être.

La grâce divine contient à la fois l’idée et la force, la volonté consciente et une sorte de magnétisme divin.

Et c’est pourquoi, ainsi que je l'ai noté plus haut dans ces commentaires (page 19), il est assez naturel de prendre les cheveux et la barbe d'une tête humaine pour symboles des influx divins. Les cheveux et la barbe sont en effet l’accompagnement visible et matériel des effluves magnétiques jaillissant aux deux pôles de la tête humaine. Considérez un barreau aimanté plongé dans de la limaille de fer. Les deux pôles s’environnent d’une projection de lignes métalliques qui accompagnent et rendent visibles les lignes magnétiques invisibles. De même au pôle Nord de la tête, sur le crâne, les cheveux, et, au pôle Sud de la tête, aux joues et au menton, la barbe, accompagnent eb rendent visibles les jaillissements magnétiques humains.

La barbe est le sÿmbole du jaillissement Sud et négaüf, réalisateur, du négatif tendant vers la matérialisalion.

Dans le symbolisme humain adapté à Dieu, la Barbe sera donc l’influx s'épandant vers la création, vers l’œuvre, réalisée, de Dieu.

Aussi les kabbalistes annoncent-ils qu'aux temps messianiques, cet influx, d’où dépendent toutes les rédemptions, se manifestera avec force, subjuguera les démons et les précipitera dans l'ouverture du grand abîme et qu’alors, de la Barbe sainte, rayonnera une immense lumière.

Cette Barbe est nommée Barbe de vérité parce que Kéther, la première Séphire, symbolisée par la mystérieuse tête blanche de l’Ancien des Jours, peut se subdiviser en dix Séphiroth et que la Barbe commence à la hauteur de la Séphire Tiphéreth, dont l’un des surnoms est vérité.

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2. — Il n'a pas été fait mention de la Barbe parce qu'elle est l’ornement de tous.

Dans le Cantique des Cantiques, Salomon fait mention de nombreuses parties du visage et du corps et ne nomme pas la Barbe. Le Siphra Dzénioutha explique cette omission par ceci que la Barbe du Macroprosope, assez étendue pour couvrir non seulement la poitrine du Macroprosope mais le Père et la Mère et se déployer jusqu’au Microprosope, est l’ornement symbolique, l'abri, la communion de toutes ces formes divines, figure, par conséquent, la pénétration de l'influx divin dans les différentes régions de la vie transcendante et se trouve en rapport avec de profonds mystères qui ont fait qu'elle a été passée sous silence (1).

3. — Elle s'avance depuis les oreilles jusqu’'autour de la bouche. Le fil blanc monte et descend. La Barbe est distribuée en Treize pour l'ornement.

L’explication de ces passages sera donnée tout à l’heure par celle des versets 5, 6 et 7.

4. — De cei ornement il a été écrit: le mâle n'a point passé là et l'homme n'y a pas habité. L'homme ne sera pas enfermé là, et bien moins encore le mâle.

Dans cet influx symbolisé par la Barbe sainte, ne se (rouvent pas les conformations du Microprosope. La raison en est que ces conformations doivent être conçues en ordre rétrograde et sous le mystère du nom y5y" par lequel sont signifiées les rigueurs (2).

(4) La Barbe exprime les mystères de l’unification des formes divines supérieures dans la grâce. L’unification des formes, des polarités, est le secret des secrets, l'essence dernière des arcanes en tous les ordres de choses, mais plus sublimement en l’ordre divin. C’est l'extrême valeur occulte de ce secret des secrets, qui légitime l’explication que propose le Siphra du silence gardé par Salomon sur la Barbe.

(2) Les treize conformations de la Barbe du Macroprosope correspondent à treize paroles des versets 6 et 7 du trente-quatrième chapitre de l'Exode ainsi distribuées : 1° Dieu (ON), #° miséricordieux (D\7), 3° et grâcieux (JT), 4° lent (TN), 5° à la colère (D'DN), 6° et abondant en miséricorde (701 271), 7° et en vérité (MDN), 8° conservant la miséricorde (70 1%12),9° à mille (DY99N5),100 supportant l’iniquité (jY NW), 110 et la prévarication (YWDN), 120 et le péché (Non). 130 et purifiant (ñD131). Les mêmes paroles écrites en Alphabet rétrograde ou inverse (Alphabet WANT dans lequel Aleph est remplacé paa Thau, Béth par Shin et ainsi de suite) figurent les conformations

Et dans la tête blanche de l'Ancien des Jours, il n’y à aucune rétrogadation. Mais tout y est direct. (Cela veut dire que tout y est miséricorde).

Le Microprosope s'appelle simplement mâle quand il n’est pas encore sorti de l'utérus de sa Mère. Et il s'appelle homme ou Adam lorsqu'il a grandi et qu’il a épousé Malchut.

En tant qu'homme, et bien moins en tant que mâle, le Microprosope ne séjourne pas dans l’influx. En d’autres termes la loi rigoureuse et manifestée ne commence qu'au dessous de l’influx de la Miséricorde occulte et primordiale.

5. — Par treize jaillissements se distribuent les sources. Quatre sont adjointes séparément, mais neuf abreuvent le Corps.

Ce sont les douze variétés de l'influx divin et leur unité synthétique. Neuf, en tout temps, abreuvent « le corps», c’està-dire le Microprosope. Les quatre restantes agissent à part et ne lui sont versées qu’à certaines condilions. Mais, si neuf des variétés de l’influx représenté par la Barbe abreuvent en tout temps le Microprosope, cela ne contredit-il pas l'affirmation que le Microprosope ne séjourne point dans cet influx ? Il n’y a pas contradiction. Ce qui abreuve le Microprosope ce sont les effets de l’influx et non l’influx lui-même.

IL y a douze Métathèses du Tétragramme :

1° jar, 2° sam, 3° in.

4° vin 90 au, 60m.

7 mat, 8° van, 9 aan.

400 sn, 10 a, 129 nn.

Le premier quart de ce duodénaire dépend du à.

Le second quart du premier ñ.

Le troisième quart du .

Le quatrième quart du dernier à.

— Le premier Tétragramme correspond à la tribu de Juda et au signe zodiacal du Bélier.

— Le deuxième Tétragramme à la tribu d’Issachar et au Taureau.

de la Barbe du Microprosope. Elles sont écrites de la sorte parce que l'ordre direct, normal des Lettres se rapporte à la miséricorde et l'ordre rétrograde à la rigueur. Et, à l'égard du Macroprosope, le Microsprosope se rapporte à la rigueur. Le nom YOVY est le nom in écrit en Alphahet inverse.

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— Le troisième à la tribu de Zabulon et aux Gémeaux.

— Le quatrième à la tribu de Ruben et au Cancer.

— Le cinquième à la tribu de Siméon et au Lion.

— Le sixième à la tribu de Gad et à la Vierge.

— Le septième à la tribu d’'Ephraïm et à la Balance.

— Le huitième à la tribu de Manassé et au Scorpion.

— Le neuvièmeà la tribu de Benjamin et au Sagittaire.

— Le dixième à la tribu de Dan et au Capricorne.

— Le onzième à la tribu d'Asser et au Verseau.

— Le douzième à la tribu de Nephiali et aux Poissons.

-— Quant au treizième jaillissement, il n’est que l’ensemble des autres.

6, — Devant la porte des oreilles l'ornement commence à se former.

C'est la première Métathèse du Tétragramme correspondant au Bélier du Zodiaque. Au point de vue divin, c’est l'initiative comme printanière de la grâce, l'ouverture d’une période d’expansion vivifiante.

1. — 11 descend avec beauté jusqu'au principe des lèvres, et de ce principe à celui-là.

C’est la deuxième métathèse correspondant au Taureau.

8. — 1] existe une voie qui s'ouvre sous les narines pour que le péché puisse passer. Comme il est écrit: « Et son honneur est de passer par-dessus le tort qu'on lui a fait ».

C'est la troisième Métathèse correspondant aux Gémeaux.

— Le Siphra Dzénioutha profite, en outre, d’une circonstance symbolique adventice (la ligne de partage des poils sous les lèvres) pour faire allusion à la possibilité offerte au pécheur repentant de monter vers Dieu, dans l'invisible, à travers les influx de force divine, son honneur (lhonneur, la gloire de Dieu) étant de passer {et de faire passer) par dessus le tort qu’on lui a fait : quelle admirable conception de l'honneur de Dieu !

9. — Sous les lèvres, lé poil s'élend, vers l'autre principe.

C’est la quatrième Métathèse correspondant au Cancer.

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