LES CONTEMPORAINS
Par FERRAGUS
2«Li\rai>on : l*atnat*9itir, avec un bfau portrait hori
te.\te, 40 cent. : jiar la poste. 50 cent.
Déjà publié : IVapoteoit tii, même prix.
Samedi U août 1869.
LA CLOC
PAR
FERRAGUS
Jeudi 5 Aoîst. — Supposons qu'au lieu d'avoir un gouvernement soucieux de sa dignité et de la liberté des citoyens, nous soyons afûigés d'un gouvernement despotique.
Supposons qu'au lieu d'être bien garaniis dans nos maisons, dans nos foyers, dans nos
intérêts, par les lois qui sont laites au nom
\}^ (le tout le monde, pour tout le monde, nous
'^:^iYion3 sous un régime de bon plaisir, où
^^s^j^^mii^istres astucieux emploieraient tout
'^feiS^emps à glisser entre les lois sans s'en
servir.
Supposons enfin qu'au lieu d'une presse libre, qui peut prêter sa voix retentissante à l'innocence opprimée, nous ayons une presse •à demi enchaînée, à demi censurée, ne sachant quelle route suivre et quel abîme éviter; est-ce qu'on agirait bien autrement envers MM. Quentin et Cournct?
Est-ce que ces deux citoyens, enfermés à Mazas depuis deux mois, sans avoir été interrogés, sans savoir ce dont on les accuse, subiraient un sort bien dilï'érent de celui auquel ils sont soumis?
Comment se fait-il qwe les garanties du code de procédure soient impuissantes à assurer la liberté des citoyens ?
Comment se fait-il qu'après toutes nos révolutions, toutes nos constitutions, et au moment où, faisant effort sur lui-même, le gouvernement veut entrer dans une voie çtomante de libéralisme, comment se fait-il qu'à cette heure même, des Français, des journalistes, puissent subir en apparence toutes les brutalités des lettres de cachet ?
On n'a pas encore répondu aux questions adressées par tous les journaux. On y répondra, même par le silence, et s'il est vrai qu'on nous prépare la petite gratification d'une amnistie, on dissimulera derrière un
acie de clémence un acte de rigueur et d'in justice dont on eM embarrassé.
Sous un gouvernement parlenien taire, un ministre ne résisterait pas à un pareil scandale, et un gouvernement aurait de la peine à résister.
Mais nous ne sommes pas si susceptibles.
J'espère, du moins, que nous le sommes assez pour ne pas nous lasser de flétrir un procédé dont nous ne pouvons nous venger.
On a guillotiné un homme.
Quelques jours plus tard, cette solennité qui attire toujours beaucoup de monde, eût pu faire partie des réjouissances du 15 août. Le condamné lui-même avait demandé une place dans le programme.
Je comprends que la clémence impériale, qui s'exerce si souvent, ait craint de tomber dans Tabus en refusant au bourreau le sang du misérable assassin ; mais je regrette que l'on ait publié la lettre par laquelle il demandait sa grâce.
Ce témoignage visible de la prière évoque le tableau de la main qui écrit au revers de la lettre : yon^ point de grâce; et ce tableaulà n'est pas joli.
A Ja bonne heure!
Noire ami Feyrnet, du Temps, nous raconte une histoire qui nous réconcilie avec la justice et les sergents de ville.
Deux agents de police avaient arrêté unt femme sous l'inculpation d'ivresse sur la voie publique et de refus de gagner son logis.
Les voisins attestent que la femme n'était pas ivre.
Celle-ci accuse un des agents de lui avoir
dit un mot injurieux, et ses filles confirment l'allégation de leur môre.
Le juge suspend les deux agents et déclare que, s'il en avait le pouvoir, il les priverait de leur emploi; il exprime l'espoir que le comité de surveillance examinera l'affaire de près.
N'est-ce pas merveilleux ?
li est vrai que la chose se passe en Angleterre.
Que se serait-il passé chez nous ?
La femme calomniée eût passé la nuit au poste, en dépit de ses supplications.
Le lendemain, après une nuit effroyable,
qui sufût pour rendre folle, on l'eût IraÎDôe chez le commissaire de police, on l'eût relâchée enfin, mais avec une invitation au silence ; et si la malheureuse femme, révoltée de Terreur de l'agent, était venue demander le secours de la publicité pour protester, un doux communiqué , adressé au journal, se fût empressé de venger la police, en furetant, d'ailleurs, dans l'existence de la femme, et en prouvant que l'agent était excusable, car, un soir de noce, la femme en question avait bu deux doigts de vin.
Et tout eût fini là, peut-êlre ! Car la moindre réplique, la moindre sommation au préfet de police pouvait passer ensuite pour une injure à un fonctionnaire; ce qui coûte deux mille francs au bas mot.
11 est temps qu'il s'organise en France la Hgu& de îa liberté xndwlduelle, et qu'à côté de la franc-maçonnerie des fonctionnaires, il existe à ciel ouvert la coalition des administrés. On viendrait en aide à toutes les petites viclimes de la force, et il ne serait peut-être pis permis longtemps de brutaliser les gens dans la riie ou de ]es torturer à huis- clos à Mazas.
Vendredi 6. — On m'écrit à la date du 4 :
« iMonsieur, « Tout dernièrement, les candidats à !'£•
cole centrale étaient invités à se réunir dans l'enceinle de l'Orangerie du Luxembourg pour y subir partie de leur examen d'admission.
({ Ils arrivent calmes, sérieux, préoccupés... mais pas seuls... Avec eux entre une escouade de huit sergents de ville, plus un brigadier.
(( Et nul n'a protesté, ni le jeune public, ni les professeurs, ni le minisire.
(( Pourquoi protester ? Le régime des tricornes nous est si naturel ! Faire surveiller des élèves de 18 à 20 ans, tout enflammés de leur ambition scientifique, par des sergents Se ville, c'est offenser la jeunesse.
(( Est-ce que si un des candidats adressait une question insolite, le brigadier le ferait empoigner, ou lui intimerait Tordre d'achever sa composition au poste ?
or C'est là notre mal. La Fociétc française périra par trop de police. Allez un soir an Conservaloire des Arts-et- Métiers; qui maintient Tordre? Un huissier? Un appariteur? Non ; un municipal coiffé, armé, prêt à livrer bataille. Les ouvriers ne méritent pas plus que les élèves d'être laissés à leurs émotions scientifiques.
« Je demande pourquoi les séances de l'Académie ne sont pas surveillées également par une escouade de sergents de ville? Les académiciens sont souvent plus anarchistes que les ouvriers et plus turbulents que les écoliers. Pourquoi constituer un privilège à leur profit ?
« Agréez, etc. »
Je n'ai rien à répondre à mon correspondant. Déjà, avant lui et avant moi, Chateaubriand avait dit : « La première chose que l'on aperçoive dans nos plaisirs et dans nos affaires, c'est un chapeau de gendarme. »>
A la place de gendarme mettez sergent de vUle et la tradition continue.
Il paraît que M. Duruy est en train de donner un beau spectacle à ses intimes. 11 supporte, comme un Romain, sa disgrâce, et il en parle avec une fierté sans pareille.
Pourtant, une épine traverse son stoïcisme» et Ton assure qu'il répète à chaque instant ;
~ Croiriez-vous que l'archevêque de Paris ne m'a pas envoyé sa carte ?
Le ministre et le ministère sont peints par ce mot.
M. Haussmann ne veut pas absolument que son aïeul ait voté la mort de Louis XVI.
Expropriant l'histoire comme il exproprie les quartiers de Paris, M. 1© préfet bifle une
.signature qui l'importune et qui pouvait le rendre moins supportable aux regards de l'Impératrice veillant sur le culte de Marie- Antoinette.
. Je veux donner aujourd'hui à ce petit-fils respectueux une occasion éclatant d'honorer son aïeul.
Tout le monde sait combien M. le préfet a horreur des tripotages financiers On n'en trouve aucune trace autour de lui. La calomnie publique a beau prétendre qu'on n'est pas si longtemps fonctionnaire sans faire un peu fortune, et qu'on ne manie pas tant de millions sans qu'il en reste un peu de poussière dorée après les doigts; M. Haussmann ne se laisse pas émouvoir par ces clameurs. Il poursuit sa carrière, versant comme le dieu de Lefranc de Pompignan, non pas des torrents de lumière, mais des torrents de cowrnitmr/ués sur ses obscurs blasphémateurs.
Je lui viens en aide aujourd'hui et je veux prouver que ce désintéressement est une vertu de famille.
Il n'a qu'à se souvenir des mérites de son aïeul pour rester le fonctionnaire intègre, implacable aux faiseurs.
Chargé d'un rapport à l'Assemblée nationale sur les caisses Lafarge et Caminade, le représentant Maussmann s'exprimait ainsi, le 10 août 1792 :
(( Tous les murs de la capitale sont tapissés de projets, de caisses brevetée^, et le peuple s'y livre aveuglément, parce qu'il n'a pas les connaissances nécessaires paur les apprécier, parce qu'il ne peut vérifier les calculs abstraits des chances et des probabilités, et mettre ainsi à leur juste valeur et les entreprises et les entrepreneurs.
— iC ^
(( Mais, puisque le peuple ne sait pas faire ces calculs, il faut au moins lui dire que, là où on lui donne l'espoir de gagner mille pour un^ il y di souvent deux mille à paner contre un qu^il naura rien.
« 11 faut lui découvrir ce manteau dans lequel s'enveloppe la rapacité de l'intérêt personnel et lui apprendre que la loi n'approuve point ces jeux dangereux et ruineux....
(i H est temps que la raison et les mœurs fassent enfin justice de pareilles entreprises; il est temps de proscrire tous ces jeux, ces loteries, ces caisses et tontines où les spéculateurs tirent d'avance de gros bénéfices, et où les intéressés n'ont de chance favorable que par un grand nombre de morts et dedupes.
(( Si le pauvre, si l'ouvrier peuvent faire des épargnes, qu'ils placent ces épargnes dans Texploitalion de leur art ou métier. Cette source-là est solide, pure et féconde. C'est de l'amour pour le travail que sortira toujours la prospérité accompagnée des bonnes mœurs U
Il y a sans doute dans ces passages des idées fort arriérées, et il n'est pas besoin d'avoir le génie financier aussi moderne que celui de MM. Taille fer et Pic pour ne pas les admettre. M. Haussmann lui-même ne pourrait se défendre de les trouver étroites.
Mais ce qu'il y a d'admirable, c'est le sentiment honnête qui s'épanouit dans ces li-
, iiaine des spéculations et l'a- ^^., o'es^y^n probe, inour f^
^ue M. Ilaussmann doit Ctire lieureux d'aroir un tel aïeul ! Et si celui-là pouvait revenir, qu'il ?orait heureux de voir les merveilles accompliee par son pelit-fils, sans danger pour ses principes !
Quand on placera la statue de M. Ilaussmann au-dessus d'un robinet d'eau claire (ce qui est la consécration suprême de la gloire), je demande qu'on inscrive sur le piédestal :
u il se souvint du précepte de son aïeul Bipassa sa vie à faire des millionnaires, sans vouloir l'être. ))
Le palais du Corps législatif est en ce moment livré à une fourmilière d'ouvriers i\m sont en train d'établir un ventilateur.
Il paraît qu'en rendant un peu de liberté àlalribune, on lient à établir aussitôt des courants d'air pour guc le veut emporte autant de paroles qu'il s'en débitera.
Il l'aut dire que la Chambre actuelle, composée de moins de 300 membres, ne peut pas respirer dans une saile où respiraient fort bien, sous Louis-Philippe, 400 personnes.
On se souvient môme que, pendant des réparations faites à la satle dite « Salle de carton, » les 750 membres de la Législative y siégèrent sans se plaindre.
Mais l'air des Assemblées est plus étouf-
fant depuis l'Erapire, et les députés ont Thaleine plus courte.
Sous M. de Morny, on avait déjà essayé d'un ventilateur qui n'alla pas, mais qui coûta 60 mille francs.
Celui que l'on inaugure coûtera 200 mille francs. C'est un joli chiffre ; mais la France est assez riche pour payer de l'air à ses députés.
11 faut ajouter, comme accessoires, des frais de médecin pour trois ouvri^ers qui sont tombés d'un échafaudage, et dont un est grièvement blessé.
Mais il n'y a pas de grandes choses sans victimes. On sait que les pompes déployées en l'honneur de M. Troplong ont coûté la vie d'un homme. 11 en faudra au moins deux quand ce'^era le tour de M. Rouher.
Un \isiteur de contrebande (car, en ce moment, on ne peut visiter la Chambre à cause des trous qui sont pratiqués dans les couloirs), un visiteur donc, qui s'est faufilé sournoisement au Corps Législatif, me raconte que le Cicéron et le Démosthène en plâtre, qui ont été descendus de leur socle par les ouvriers, ont l'air de se frayer un chemin pour gagner la tribune. 11 a cru les entendre murmurer des paroles de leur répertoire... Il a même saisi quelques fragments que je vais reproduire. Ils monologuaient, chacun de son côté.
Démoslhène disait : (1)
« Tout ce que vous avez à faire, est-ce, dites moi, de vous demander l'un à l'autre, en vous promenant sur une place publique : (( Qu'y a-t-il de nouveau ?» Eh ! qu'y aurait-il de plus nouveau que de voir qu'un Macédonien subjugue les Athéniens et fait la loi à toute la Grèce?... 11 est devenu ce qu'il est, non pas tant par ses propres fautes que par votre négligence... Quelque grand que soit l'embarras où vous vous trouvez , et quelques perles que votre indolence vous ait déjà values, si vous vous donnez le mouvement nécessaire, vous pouvez encore vous relever... Pour des hommes qui font profession d'aimer la liberté, je ne connais pas de plu^ pressante nécessité qi.e celle d'effacer l'ignominie dont ils se sont eux mômes couverts . n
(1) Voir les Philippiques.
Cicéron, de son côté, disait :
« Je \ois approcher le coup fatal qui mettra fin à leurs dissolutions et à leurs crimes. Ou la p^ne qu'ils méritent est déjà prête, ou elle va Têtre prochainement. »
Voilà ce que disent ou ce qu'ont dit Démosthènes et Cicéron. iMais il n'y avait personne pour les écouler.
Il paraît que M. Rouher, vindicatif comme un Auvergnat. . . . qu'il est, ne se gêne pas pour parier de M, Sjhn(*idei' et pour combattre
— Oi —
sa future élection à la présidence du Corp? législatif.
Quoi qu'on fasse, l'ancien chef imposé par le pouvoir sera choisi par la majorité. Il n'aura guères qu'une centaine de voix contre lui, les cinquante-cinq non validés et la gauche. Mais Je baron Jérôme David n'aura pas plus de trente voîx.
Ce n'est pas l'union qui fait la force de M. Schneider, c'est l'absence d'individualités tranchées.
On disait que l'Impératrice emporterait 8 millions pour son voyage en Orient.
C'était une exagération, comme l'opposition la plus malveillante s'en permet. Au
aire des offlcieux, Sa Majesté se contentera de 7 mil!ions.
O3 ne peut pas aller en pèlerinage à moins. Les emballages coûtent si cher pour les toilettes !
Je ne doute pas qu'une escorte formidable n'accompagne ces trésors de la France.
Si on allait les enlever, l'un portant l'autre!
liamedi '% . — Les écoliers composent, et, dans deux jours, les platitudes solen-
nelles du grand concours tomberont en lat:n et en français sur le front des néophytes, avant les couronnes.
Signalera-t-on quelque composition iiardie, quelque incartade d'un écolier mutin ?
Le 12 mars 181 i, les élèves d'un lycée reçurent pour sujet de composition le discours de M. de Fontanes à l'Empereur, à son retour des dernières campagnes d'Autriche.
On sait que ce discours n'était qu'un assemblage de flatteries sonores.
Un lycéen, au lieu de traduire en latin réloge proposé, remit à son professeur une feuille de papier sur laquelle il n'avait écrit que ces trois vers empruntés à J.-B. Rousseau :
Et je pourrais forcer ma bouche
A louer un héros farouche,
Né pour le malheur des humains !
Cet\e manifeslation parvint aux oreilles de l'Empereur.
— - Ce jeune homme promet-il quelque chose? demanda- t-il.
— C'est, lui répondit-on, un des meilleurs sujets de la classe.
— Eh bien! ajouta- t-il, laissez-lui jeter son feu ; je lui donnerai une belle épaulette et ce sera un de mes meilleurs officiers.
J'ignore si l'enfant eût démenti l'oracle ; mais j'espère que 1814 l'a préservé de la tentalion.
Au moment où le Sénat conservateur va restaurer certaines parties de la Constitution, on se demande avec curiosité quels discours libéraux, quels souffles révolutionnaires vont sortir de ces poitrines gonflées par le dévouement dynastique.
On compte sur un discours de M. Sainte- Beuve, et certes il ne manquera pas, si la santé de l'orateur le permet. Que répondra, cette fois, M. Lacâze, le farouche et peu parlementaire interrupteur, lui qui, pour l'honneur des principes conservateurs, avait provoqué en duel M. Sainte-Beuve?
J'ai ^u la curiosilé de relire dans les Muraîlks révolutionnaires ses professions de foi de 1848. Elles n'annonçaient guères un sénateur impérialiste. Voici en quels termes il s'adressait aux électeurs des Hautes-Pyrénées :
(( Citoyens,
a Mes opinions furent constamment républicaines. Je les ai apportées des Etats-Unis, où je passai les premières années de ma jeunesse... Si je parle de mon républicanisme de vieille date, ce n'est pas pouf exclure les adhésions récentes...
« Républicains, serons-nous plus forts quand on pourra nous compter?... Après l'épreuve qui vient d'être faite, un trône renversé en quelques heures, quel Français assez ennemi de lui-même et de son pays
peut rêver des Restaurations impossibles dont la seule tentative amènerait d'effroyables malheurs?
« Bernard Lacaze.
« Vic-Bigorre, 17 mars 1848. »
Le républicain de vieille date s'est décoloré comme les vieux vins : c'est aujourd'hui un des plus entêtés sénateurs.
M. de Tillancourt disait de lui, sachant ses antécédents :
— Dans quelle case casera- 1 on Lacaze?
— Dans la case de Las-Cases, réponiit-on.
On a attribué les Lellres d'Alcesle à M. de Sartiges. Rien jusqu'ici ne dément ce fait, que certaines habitudes d'esprit du sénateur semblent confirmer.
M. de Sartiges est un ancien diplomate qui fit naïvement scandale à Rome, où il représenta la France, après l'avoir représentée à Téhéran.
On sait que le shah est tout à la fois le chef de l'Etat et le chef de la religion. Comme on parlait un jour à Rome du fa-
raeux dualisme du pouvoir temporel et di ^ pouvoir spirituel :
— Je connais ça, dit M. de Sartiges.j'ai été en Perse.
M. de Tillancourt préLend qu'il a dû dire ; (c Je connais shah, n
Mais on conviendra que le mot pourrait être d'Alceste, et qu'Alceste pourrait bien être un ancien diplomate dégoûté des hommes d'Etat.
Un correspondant de province me demande pourquoi on n'a jamais célébré le centenaire d'Attila ?
Labataille des CharapsCatalauniques dépasse m victimes tout ce que Napoléon a pu accomplir. Jornaridès affirme qu'un petit ruisseau roula dos flots, de sang et que cent soixante-cinq mille hommes restèrent sur le champ de bataille.
C'est là de l'engrais pour la gloire, et ce sont nos pères qui ont fourni Tholocauste, absolument comme à Leipzig et à Waterloo. Pourquoi donc Attila n'a4-il jam.aiseuson jour de fête nationale ?
La raibon est bien simple : Altrla n'eut point de dynastie.
Diinauclie S aoiil. — L'impéralrice a?
sistera à l'ouverture du canal de Suez et à l'ouverture du Conciie.
Quelle fête dans le df^sert ! et quelle allégresse à Rome !
Du haut des cieux où il réside sans doute, assis sur le Concordat, Napoléon smrira à l'entrée de sa nièce dans la ville éternelle.
Au fond, il-a toujours aimé le Pape; il le dit dans le Mrmurîai de Sainte-Bélênc :
(( Quand on connaîtra la vérité de mes querelles avec le Pape, on s'étonnera de tout ce qu'il fit souffrir à ma patience; car on sait que je n'étais pas endurant. »
H se défend ensuite de l'avoir fait arrêter;
de môme, d'ailleurs, qu'il s'est défendu d'avuir fait exécuter sommairement le duc d'Enghien.
Le général Locro^nier , qui fut chargé
arrêter Pie VII très-malade, et de le con- ÔJiire en France, le remit à an officier de gendarmerie qui donna un récépissé ainsi conçu :
« Reçu un pape en mauvais état, n
Parmi les conjectures auxquelles donne lieu la séquestration singulière et prolongée de M. Queniin, je dois mentionner celle-ci :
Le rédacteur du RéveH serait accusé d'un plagiat liltéraire ; il aurait voulu faire placarder sur les murs une proclamation dont il s'attribuait le? ?enliments et les expressions, et qui n'était autre que la propre proc'amation de M. P. Pietri, commissaire du
gouvernement républicain à Ajaccio , ea
IN'esl-il pas bien juste que la propriété de ce morceau d'une grande élégance ait été énergiquement défendue ?
Voici quelques échantillons de ce beau style :
a RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
(( Lîberfé, Egalité, Fraternité
(( Citoyens,
(( La prophélie de Napoléon s'est accomplie. La République a été proclamée d'un bout de la France à l'autre, aux acclamalions enthousiastes d'un peuple qui n'élait point fait pour le joug humiliant de la monarchie. Désormais, citoyens, sous quelque )iom et quelque forme que ce soit, vous direz avec la France entière : Plus de royau-
té! Le dernier des rois a disparu avec le dernier des Bourbons/ Le trône a été brûlé sur la Bastille, et, pas plus que la Bastille, il ne renaîtra de ses cendres . . ))
Que dites- vous de ce début? C'est pourtant ainsi qu'il faut écrire pour aspirer à l'honneur de devenir fonctionnaire sous l'Empire.
iMais , ne croyez pas que lame farouche qui se trahit si fièrement s'abaisse pour receToir une place ou un traitement de sénateur! Il faudra lui faire violence pour l'attacher au régime nouveau. Ecoutez :
« €eUe fois, plus de déceptions, plus de courtisans, plus de faveurs ! Le peuple a chassé les marchands du temple, et le temple purifié porte sur son frontispice ces trois mois : Libertéj Egalité, Fraternité ! »
11 paraît qu'à Ajaccio on avait devancé la justice du peuple. Voici en quels termes le commissaire justifie cette impatience :
u Délégué par le gouvernement central pour proclamer la République dans notre lie, je suis heureux de voir que ma mission a été remplie d'avance par vous tous. En Corse, il n'y avait qu'à réveiller la Liberté : vous l'avez fait avant moi aux acclamations du patriotisme le plus dévoué et le plus gé-
néreux. Jo ne puis donc que répéter avec vous : V'ivf' ht RépuJtIh/iie !
« Ajaccio, le 4 mars 1848.
« Le co)nmtssaire du gouvernement (I rcpubUcain,
« P. PlÉTRI. ))
Ai-je besoin de prévenir qu'il ne s'agit pas du tout de M. le préfet de police actuel, mais de son parent décédé, depuis sénateur?
En 1848, dans le mois de juin, le 18, quelques jours avant l'ellroyable insurrection
qui devait ensanglanter Paii^, un journal imprinaé sur papier rose, fondé pour propager et soutenir la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte, et qui prenait un titre significatif : /(' ydpolêoiùen, annonçait au peuple, sans le garantir, il est vrai, un président de ia République, un prétendant, voire même un empereur, dans- les conditions les plus économiques.
Aujourd'hui que le Napoléonien n'a plus de vœux à former, voyons s'il a tenu ses promesses, et citons le programme cmuien dont il allécliait notre patrioliàme.
« Auguste habita 40 ans la même chambre, été comme hiver. Ses meubles avaient à peine l'éléganec de ceux,d un simple particulier; trois plats, six au plus, composaient ses repas et les mets étaient les plus simples et le^ plus vulgaires. Il s'habillait de la laine ^'i n'avaient filée sa
ferame, sa sœur, ses filles et ses petites filles. Vespasien, Trajan, AdrieD, les'Antonins, ne se piquèrent pas de plus de somptuosité. rextrême économie était le caractère distinctîfde tous les bons princes, Pertinax, empereur, envoyait ses enfants à l'école; iMarc- Aurèle, obligé de vendre ses meubles pour fournir à des dépenses imprévues, n'en acheta point de nouveaux, en sorte que les murs de son palais restèrent nus et n'en ressemblaient que mieux, a dit son panégyriste, au temple d'un Dieu. De Witt, grand pensionnaire de Hollande, allait ci pied et avait pour tout domestique une servante. Voilà les mœurs républicaines... Peuple compare et juge! »
Je ne chicanerai pas le prince Louis-Napoléon, devenu Empereur, sur le peu d'opiniâtreté qu'il a mise à tenir les engagements pris en son nom, et je ne lui ferai pas uq
reproche de s'habiller chez Dusauloy ou à la Belle-Jardinière, plutôt que de porter des habits filés par l'Impératrice.
Tout le monde sait que l'Impératrice n'a pas de quenouille.
Je ne saurais le blâmer d'avoir plu^ de trois plats à son dîner, môme quand il n'a pas ses ministres à tab e. Je reconnais que les Tuileries doivent être meublées; le peuple n'aurait rien à jeter par les fenêtres quand il y pénètre.
Mais je reproche aux rédacteurs du Napoléonien de 1848 d'avoir fait des promesses . imprudentes.
Pourquoi insinuer que les Empereurs sont des républicains et que les Napoléons sont des plaisirs gratuits pour la France? A quoi bon annoncer de si grandes économies, sans commencer par l'économie essentielle et radicale que l'amendement Grévy avait ea vue ?
Pourtant, il faut le reconnaître, Napoléon I", quand il n'eut plus rien à gagner ni à perdre, à Sainte- Hélène, par exemple, professa la plus grande horreur pour les dépenses et surtout pour les frais de son culte.
Voici ce qu'il dit dans le Mémorial :
« J'ai souvent combattu des fêtes que la Vilîe de Paris voulait me donner. C'étaient des dîners, des bals, d.es feux d'artifice de quatre, de six, de huit cent mille francs,
dont les préparatifs obstruaient plusieurs jours le public, et qui coûtaient ensuite â défaire autant qu'ils avaient cou té à construire. Je prouvais qu'avec ces faux frais ils auraient fait des monuments durables, magnifiques.... ))
Si cette idée de la fin de Napoléon pouvait entrer dans le bagage des idées napoléoniennes I II s'agit bien de 800 mille francs, aujourd'liui! et quand le premier ministre venu a des réceptions, il s'inquiète bien (robsli lier le public .
Ces réflexions me paraissent de circonstance la veille du 15 août. Combien d'écoles
n'ouvrirait-on pas avec l'argent qui va s'en aller en fusées ?
Il est vrai que M. Haussmann éclaire à profusion le peuple... ce soir-là I
Puisque j'ai fait un tour à Sainte-Hélène, recueillons encore une impression de ce voyage.
Le général Montholon raconte qu'avant d'écrire le codicille de son testament relatif à Marie-Louise, Napoléon s'écria :
— Etre Corse et pardonner un tel cuti âge!
Aprè.^ ce cri do la n Uure, il fll un lelour sur lui-même cl ajuula :
— Elle est coupable; mais, moi, suis-je innocent?
Lundi 9. — Nous n'aurons pas, A ce qu'il parait, au 15 août, toutes les surprises annoncées, ni la fontaine du Cliàteau-d'Eau, Di la statue du maréchal Moncey, ni la revue de la garde nationale.
L'empereur, au surplus, imitant en cela
le bon goût de la plupart des Parisiens qui ne sont pas en prison, s'en va le jour de sa fête.
Mais, au lieu d'aller voiler sa majesté, trop éblouissante ce jour-là, dans les bois ou dans la solilude, il ne fuit le feu d'arlifice du champ de Mars que pour aller triuquer avec Farmée du camp de Chàlons.
Le peuple de Paris n'est pas susceptible ; il Ta souvent prouvé : il excusera donc cette petite préférence accordée à la caserne au détriment de Talelier. Pour ôlre un Empire socialiste, la France n'en est pas moins un Empire militaire, et il est bon, à certaines heures, que les soldats et le peuple s'en souviennent.
Le conseil muuicipal de Paris a inauguré, dit-OD, l'opposition conslitutionnelle.
Quelques- ans de ses membres ont combattu ia proposition transmise par iM. Haussmann relativement au changement de nom de la rue Réaumur, Mais, quand il a fallu voter, la majorité s'est inclinée satisfaite, et la rue Réaumur s'appellera, dans la partie voisine du boulevard, la rue du Dix Décembre,
Je n'aime pas beaucoup cette dénomination. On confondra infailliblement le dix
avec le deux, et l'on aidera ainsi à fausser rtiistoire, à dater Tavénement du règne de la guerre civile plutôt que du vote populaire.
Si la rue Réaumur débouchait sur le boulevard Poissonnière, on n'o?erait pas lui infliger ce nom nouveau ; les trottoirs se soulèveraient d'horreur ; car, cette fois-ci, on n'a calomnié aucun fusil, aucune flamberge d'agent de police. Les femmes, les enfants et les citoyens qui ont cm mourir sous la milrailie sont bien morts, et Baudin n'est pas une fiction.
Mais, pourquoi vous plaiadre? L'histoire a ses sévérités, qu'elle inflige même aux vainqueurs.
On oul)iie, dans Tivre^sf^e du triomplit^, le? nioyens mis en usage pour triompher; on détend à la voix publique de les proclamer, de s'en faire une arme pour la revendication ; puis, de soi même, fatalement, on arrive un jour à évoquer les spectres véritablement rouges et à les pousser dans les rangs de ses ennemis, pour que ceux-ci en fassent des chefs invisibles et invincibles.
La Providence a voulu que le mois sans tache de Tacclamation populaire devînt le mois sanglant de la guerre civile, et que le coup d'Etat se frappât lui-même dans sa gloire.
Au moment où le Sénat examine les réformes libérales qui lui sont soumises, il
peut être utile de rapporter la conversation de Napoléon avec Benjamin Constant, pendant les Cent-Jours. C'est dans la Minerve que cet entrelien a été publié pour la première fois.
« Apportez-moi vos idées, dit l'Empereur. Des élections libres ? Des discussions publiques ? Des mimsfres responsables ? La Ixber^ té? je veux tout cela... la liberté delà pressesurtout : l'étouffer est absurde. Je suis convaincu sur cet article... je suis l'homme du peuple. Si le peuple veut réellement la liberté, je la lui dois; j'ai reconnu sa souveraineté, il faut que je prête l'oreille à ses volontés, même à ses caprices. Je n'aijaraais voulu l'opprimer pour mon plaisir. J'avais de grands desseins; le sort en a décidé, je ne suis plus un conquérant, je ne puis plus l'être.
(( Je sais ce qui est possible et ce qui ne
Test pas... Je n'ai plus qu'une mission, relever la France et lui donner un gouvernement qui lui convienne... Je ne hais point la liberté... Je l'ai écartée lorsqu'elle obstruait ma route, mais je la comprends ; j'ai été nourii dans ses pensées.
(( Aussi bien, l'ouvrage de quinze années est détruit; il ne peut se recommencer... D'ailleurs, je désire la paix et je ne l'obtiendrai qu'à force de victoires. Je ne veux pas vous donner de fausses espérances; je laisse dire qu'il y a des négociations, il n'y en a point. Je prévois une lutte difficile, une longue guerre. Pour la soutenir, il faut que la nation m'appuie; mais en récompense, elle exigera de la liberté. Elle en aura... La situation est neuve. Je ne demande pas mieux que d'être éclairé. Je vieillis. L'on n'est plus à quarante-cinq ans ce qu'on était à trente. Le repos d'un roi constitutionnel peut me convenir: il conviendra plus sûrement encore à mon fils. »
Ou ces paroles éîaient sincères, et de quel enseignement doivent-elles être pour l'héritier de Napoléon ^% ou elles sont mensongères et ne constituent que le verbiage d'un homme dans l'embarras qui promet tout pour tout obtenir ; de quelle leçon ne sont- elles pas alors pour le peuple ?
De quelque façon qu'on les envisage, il faut les prendre comme un hommage réel, .volontaire ou forcé, rendu à la liberté.
Peut-être fera-t-on bien de les redire et 3e les commenter en plein Sénat.
îllardi 10. — C'est aujourd'liui l'anniversaire de la prise des Tuileries.
C'est la seule fête historique qui n'ait, pas eu jusqu'ici besoin d'altendre un centenaire, car le peuple n'a pas été plus de vingt ans sans la célébrer aux Tuileries même.
Les astronomes ont constaté que c'est dans la nuit du 10 août que l'on remarque le plus d'étoiles filantes au ciel.
Voilà une date doublement consacrée.
Pourquoi aucune rue, à Paris, no la portet-olle comme désignation?
Nous avoEf^ la rue du 29 Juillet et nous avons le monument de Louis XVI. Il me semble que Timparlialité historique exigerait que nous eussions aussi la rue du 10 Août. Toute la politique, toute l'histoire moderne datent de ce jour et de cette nuit-là.
C'est uHe date bien autrement universelle que celle du 10 Décembre 1
A ce propos, comment M. Haussmann, lui ne veut pas être petit-fils d'un régicide, ;olère-t-il qu'une rue de Paris porte le nom
d'Enghien? Cela fait penser aux fossés de\ Vincennes.
Allons vite, monsieur Haussmann, effacez ce nom sanglant, désagréable à TEmpire.
On ne parle que de fous depuis quelques jours.
C'est d'abord un député d'un département de l'Esf (comment choisir?) qui, se dépouillant tout à coup de ses vêtements, veut se montrer à nu à ses concitoyens et à ses électeurs.
Cet accès de franchise un peu paradoxal est si contraire à nos députés, qu'on a mis
la camisole de force à l'honorable en question.
D'ailleurs, il avait signé l'interpellation des 116, et c'était déjà un symptôme grave, aux yeux des sept sages.
La (j^ Chambre du tribunal correctionnel, après avoir écouté l'intéressante plaidoirie de iM. Lullier, prévenu d'olfensc envers le ministre de la marine, a suspendu l'audience en ordonnant que l'état mental du prévenu serait exami^né par M. Tardieu.
Je ne doute i>as que le médecin criminaliste n'apporte la plus grande conscience dans son examen, mais, la fréquentation des tribunaux rend pessimiste, et M. Tardieu
a vu tant de crimes qu'il doit pencher vers l'opinion que la plupart des hommes sont fous.
J'espère qu'il se souviendra que M. LuUier vient de passer six mois en prison ; que c'est une nature ardente, exallée; j'espère aussi que l'histoire de M. Sandon, fou jusqu'à la mort de M. Billault, et parfaitement raisonnable depuis que M. Billault n'est plus là, pèsera dans le souvenir de M. Tardieu.
Chose étrange ! quand il s'agit d'un crime, d'un acte qui demande un déploiement phénoménal de violence et de colère, on n'admet pas facilement la folie.
On guillotine Verger, le fou le plus authentique de cette génération ; on guillotine Lemaire, visiblement atteint; on regarde comme sains d'esprit les malheureux qui ont dépassé la m.oycnne du crime.
Mais, dès qu'il s'agit d'offense envers un magistrat, d'injures à un fonctionnaire, d'un acte public de mépris, on est porté à supposer que le délinquant est fou. On fait de Charenton une nouvelle Bastille, el l'on enferme de par la lettre de cacliet d'un médecin un citoyen qui s'est donné le tort de nier les vertus officielles.
Quant aux ministres et aux fonctionnaires, nul n'est admis à prouver que leur raison déménage.
Est- il bien sûr pourtant que la chute du ministère d'État n'ait pas donné une commotion funeste à la belle cervelle de M. Routier?
Je veux montrer, en tout cas, combien les points de vue changent avec la situation des personnes, On va examiner Fétat mental de M. Lullier; qui oserait douter seulement de M. Rouher.
En quoi les actes de celui ci ont-ils été plus logiques que ceux de celui-là?
Werereclî 11. — La distribution des prix du concours général a eu lieu avec le cérémonial ordinaire. Le Prince impérial n'y assistait pas. C'est assez, paraît-il, de l'entrevue qu'il eut l'année dernière avtc le jeune Cavaignac. On n'a pas voulu renouveler la leçon.
M. Gaucher a parlé latin.
M. Bourbeau a cru parler français, et l'auditoire s'est trouvé satisfait ; il n'avait rien compris.
Les libéralités du gouvernement commencent. On vient de décorer, dit-on, le directeur de Mazas.
.ravoiio qu'il le méritait bien. C'est fe l'onctronnaire qui a le plus travaillé de la saison.
Il a dû faire part de cet heureux événement à notre confrère Quentin. Ce sera pour celui-ci une douce satisfaction.
Au moment où M. Duruy quitte le ministère, les lycées retentissent d'accords joyeux et révolutionnaires. On commence à chanter la MarseUlaise.
L'administration municipale veut faire la leçon même à l'Université. Les élèves d'une école professionnelle avaient imité le? lycéens et fredonné les strophes défendues.
Pour les punir, on leur fait chanter aujourd'hui, en ph^ne Sorbonne, à la distribution dei^ prix, le 7)o/// //?<', sairunt fac imperatorem.
C'est bien rigoureux. Le public, d'ailleurs, n'avait rien fait; pourquoi le punir?
(Louis Ulbach) FERRAGUS
le Gérant : L. LE CHEVALIER^
Paru.- iDipriuieiie de l'iuLuIsgou ti C«, 6. rue Toq-Hérou