‹ La closerie des genets: drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 68 sur 91 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MONTÉCLAIN, GEORGES.

MONTÉCLAIN, alfant à Georges.

Imprudent!... vous ne savez donc pas que les calomnies d« M™» de Beauval sont déjouées?

GEORGES

Je le sais.

MONTÉCLAITT.

Vous ne savez donc pas qrre Louise a dû avouer sa faute?

GEORGES

Je le sais; et je sais aussi que vous ayet fait jurer à son père de respecter sa vie...

MONTÉCLAIN.

Est-ce donc tout que de vivre, et ne devriezvous pas être prés d'elle pour soutenir son courage?

GIORGES.

Prés d'elle?... et pourquoi faire , monsieur ?..^ Pour l'entendre me redemander son honneur, que je ne puis lui rendre!... pour voir son père la maudire !... pour subir tous les affronts qu'il prodiguera au lâche qui l'a perdue, qu'elle a juré de ne pas nommer, et qui ne peut s'accuser luimême!....

MONTÉCLAIN.

C'est le châtiment de- votre faute, Georges, et il faut l'accepter.

GEO«<ÎES.

Mais si Louise, tremblante sous les menaces' de son père , laisse échapper le secret de notre amour, que lui dirai-je alors, moi?... fandra-t-it que je commette la dernière des lâcheté-; en luî tnentant encore?... ou en la tuant avec ce mot : Je suis marié!

Votre position est affreuse, je le sais... mais ce n'est pas en venant ici que vous vous sauverez.

GEORGES

Le salut est impossible... mais la vengeance ne l'es! pasw

MONTÉCLAIN.

Que prétendez- vous donc ?...

GEORGES

Peu vous importe, monsieur!... il faut que je voie M^^ de Beauval : malgré mes avis, malgré mes menaces, elle m'a poussé jusqu'aux dernières cxliémités du malheur... Louise est perdue... et si soa père ou son frère me demandent ma vie eo rctol^^ de son hoiinear, vous me' croyez assez '

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