SCÈNE IV
LUCILE,OUISE, LE GÉNÉRAL, KÉaOUAN, GEORGES.
LE GENERAL, à Kérouan, il salue Louise et Lucile
d'un signe.)
Je suis venn tarai n'esfc -ce pas, Kérouan?
KÉROUAN
Tu recevais les félicitations de tes amis... lu as bien fait.
LE GÉNÉRAL, lui prenant la main.
La pensée de la douleur me parlait plus haut queces vains félicitations; mais jesaisqu'il faut laisser au désespoir la liberté de ses premiers transports, pour qu'il puisse écouler les conseils de l'amitié; et je savais la promesse que tu avais faite à M. de Montéclain.
KÉROUAN
Tu vois que je l'ai tenu parole... et je suis prêt à écouter tes conseils. Qu'as-tu à line dire?...
Que me disais-tu, toi?... tu me disais qu'il faut pardonner à la jeunesse, à rentraînement... à l'amour...
KÉROUAN
C est vrai, et tu me repoussais. Mais je suis moins fier que toi, Simon : si celui qui a séduit ma fille voulait lui rendre l'honneur... peut-être lui pardonnerais-je.
LE GÉNÉRAL
Et qui pourrait l'en empêcher?
KÉROUAN
Peut-être porte-l-il un nom qu'il craint de mésallier, en le donnant à la fille d'un pauvre paysan.
LE GÉNÉRAL
Son nom eùl-il dix siècles de noblesse, il l'a mis au dessous du tien.
KÉROUAN
Peut-être aussi craint-il le ressentiment de sa famille.., les malédictions d un père rigoureux...
LE GÉNÉRAL
S'il était un père assez infâme pour se refuser à une lelle réparation... ce serait alors que la désobéissance deviendrait un droit respectable.
KÉROUAN
Ce n'est pas sa pensée à lui.
LE GÉNÉRAL
Tu le connais donc?
Oui,
LE GÉNÉRAL
Et quel est le lâche qui ose s'armer de pareils obstacles pour ne pas remplir un devoir sacré ?
KÉROUAN
Un homme qui, sans doule sûr de son adresse.