SCÈNE V ESTELLE et LE PAYSAN
ESTELLE
Mon ami... Ne me croyez pas dure ; ne me croyez pas ingrate...
L'esprit des Helsius est en moi !
Vous viendrez ici, n'est-ce pas, avec votre femme, comme des amis...
Avez- vous des enfants?
LE PAYSAN
Nous n'en avons plus... Depuis la nuit de malheur, nous avons recueilli les petits du voisin Bultaert, que la foudre a tué roide. Ils sont sans famille... deux petits, frère et sœur... Seulement, vous comprenez, à notre âge...
ESTELLE {illuminée)
Ces enfants sont les miens ; je les adopte!
De cet arbre brisé, les racines sauves feront renaître le faîte; ainsi, l'œuvre de nos morts va refleurir!
Cours me chercher les orphelins ; mon cœur les appelle.
Une aurore de Vie apparaît dans ma pire Douleur: , n'est-ce pas ainsi qu'on devient mère?...
(Le Paysan sort, Estelle, un bras appuyé au cadre de la porte, regarde au pied de V arbre.)
PQ Rena, Oeorfjes