III. — DOSAGE DE LA KINASE ET DU FIBRINFERMENT
Pour se placer autant que possible à l'abri des causes
d’erreur, il faut employer un réactif constant et éprouver
pee
les sérums dans des conditions semblables. La même saignée nous donnait pour le plasma salé et pour le sérum. Deux ou trois petits tubes de sang pur suffisaient pour avoir après centrifugation | ou 2 centimètres cubes de sérum. Une moitié de ce sérum est scellée dans une pipette à boule et mise sous l'eau du bain-marie à 57° pendant cinquante minutes. Nous nous sommes toujours efforcés de maintenir l’étuve tres exactement à cette température. Ensuite le sérum chauffé est introduit dans la glacière à côté du sérum frais, et n’en est retiré avec lui qu'après un laps de temps amplement suffisant pour égaliser la température des deux lots de sérum.
Le réactif est un plasma salé de chien dilué a 1 °{,. Les proportions des mélanges sont invariablement : 0,5 de plasma, 2 d’eau, 0,2 de sérum. Et bien entendu chaque sérum, afin de distinguer son influence pure, est mis en tubes avec une pipette propre et qui ne sert qu'à lui. On vérifie que les tubes à réaction ont tous un même calibre.
Un plasma salé de chien a une coagulabilité assez fixe; mais à peu près seulement. En dehors des irrégularités de vitesse dans une série donnée, irrégularités que nous avons faute d'autre bonne raison mises sur le compte des tubes ; en dehors des oscillations que l’on constate d'un jour à l’autre et qui peut-etre doivent s’attribuer à des causes extérieures de température, d'humidité du verre, ete., il semble bien, si l’on suit la courbe de coagulabilité depuis la préparation du plasma jusqu'à son quinzième jour, que la coagulabilite après s'etre exagérée dans les 24 premieres heures baisse lentement jusqu'à diminuer de moitié ou davantage. Se forme-t-il dans les premières heures un
peu de ferment dans le plasma salé, le thrombogène s’af-
faiblit-il ensuite progressivement (1)? Ce sont des hypothèses qui paraissent vraisemblables, mais qui demanderaient une démonstration.
De ces faits nous retiendrons la nécessité qu’il y a de ne considérer, au moins tout d’abord, que les expériences effectuées le même jour et en même temps. En général nous éprouvions deux sangs à la fois, les deux saignées se suivant à 12 ou 15 minutes d'intervalle. Les sérums étaient essayés sur le plasma réactif au bout de 4 heures régulièrement ; si donc ils avaient perdu de leur ferment, ce devait etre dans une proportion égale, la différence d'age de 15 minutes ne se faisant plus alors sentir. En tout cas les deux sérums centrifugés simultanément, chauffés, refroidis, mis en tubes de même et sur des échantillons semblables du plasma, se trouvaient chaque fois dan: des conditions vraiment identiques.
Or on constate, alors, un effet égal des deux sérums sur
le plasma.
$ 1. — Deux sérums provenant de sangs très inéyalement coaqulables ont le méme pouvoir coagulant sur un
plasma dilué réactif.