LU NES
Qu'on le remarque, la kinase, d’après nos expériences, dans le plasma comme dans le sérum se révèle précisément quand le thrombogène est par le chauffage mis hors d'action; comme s’il fallait cette circonstance anormale pour détacher la kinase du thrombogène. Dans le sérum frais, au contraire, elle resterait toujours unie au thrombogène, empêchée par l’antithrombine de l’amener à l’activité; le tout constituant un élément neutre, sans influence possible. Il en résulterait que le sérum frais ne peut agir sur la coagulation du plasma dilué que par son fibrinferment, et que sa kinase n'agit que si le sérum a été chauffé. Un plasma salé étant adopté pour réactif, sa vitesse de coagulation avec le sérum frais mesurerait le ferment de ce sérum, sa vitesse de coagulation avec le sérum chauffé mesurerait la kinase de ce sérum.
Il nous parait difficile de comprendre pour quelle raison la kinase, qui n’active pas le thrombogène dans le sérum frais, va l'activer dans le plasma dilué auquel on l’ajoute. Nous ne pouvons cependant prouver que les choses ne se passent pas ainsi. C’est pourquoi nous nous contenterons provisoirement d’une formule moins précise pour définir notre mode de dosage des agents coagulants.
Un plasma salé étant adopté pour réactif, on évalue la kinase d’un sérum par l'accélération qu'il apporte, après chauffage, dans la coagulation du plasma dilué ; on évalue ce qu’ajoute le ferment du sérum par l'accélération plus grande qu'il apporte, à l’état frais, dans la coagulation du
même plasma dilué.