II. — MALADIES INFECTIEUSSE
1° Embarras gastrique fébrile.
Os. XX. 12 octobre 1910.
Julien Ris... (17 ans) 38°.
Sang : 7 minutes; 7 minutes; 7 minutes.
Plasma salé : 1,25 °}, — 0,45 °/,; 24 minutes.
Os. XLI. 5 décembre 1910.
Mile Gir.. (15 ans), Convalescente d’embarras gastrique. Sang : 8 minutes; 10 minutes; 12 minutes.
Plasma salé : 1,25 °/, — 0,45 °/, ; 24 minutes.
2% Fièvre tyhpoide.
Os. I. 9 juillet 1910.
Mme Fes... (21 ans). Typhoïde au 15° jour 395. À eu des vomissements incoercibles au début. Aucune complication actuellement.
Sang : 5 minutes; 7 m., 5.
Plasma salé : 1,66 °!, — 0,7 °/, (la coagulabilité n’a pas été cherchée au-dessous de cette concentration).
25 minutes.
CA O8s. XIX. 5 octobre 1910.
Jeanne Dub... (21 ans). Typhoiïde au 60° jour. Fin d'une rechute de huit jours : 34°.
Sang : 15 minutes; 15 minutes; 18 minutes.
Plasma salé : 1,25 °], — 0,45 °|,.
24 minutes.
Os. XVIIE. G octobre 1910.
Germaine Hav... (20 ans) typhoïde au 30° jour : 38°5 — 39e.
Sang : 12 minutes; 12 m 5; 12 m 5.
Plasma salé : 1,25 — 0,45 °|..
24 minutes.
O8s. XXXI. 8 novembre 1910.
Gors... (20 ans). Typhoïde grave, au 12° jour : 39°5. Congesüon pulmonaire étendue, avec expectoration sanglante. Respiration très embarrassée, 118 pulsations. Cœur mou; tendance à l’'embryocardie.
Sang : 9 minutes; [1 minutes ; 20 minutes.
Plasma salé : 1,25 °}, — 0,45 °/..
39 minutes.
Le même, un mois après; il est près de quitter l'hôpital, guéri.
Sang : 15 minutes; 15 minutes; 17 minutes.
Os. XXX VI. 19 novembre 1910.
Julie Sim... (17 ans). Typhoïde au 42° jour; 17° jour d’une rechute : 39°5.
Sang : 12 minutes; 12 minutes; 12 minutes.
Plasma salé : 1,25 °, — 0,45 °|..
23 minutes 1/2.
Os. XL. 28 novembre 1910.
Mme Rom... (22 ans). Phlébite typhique. Pas de fièvre. Sang : 12 minutes; 12 minutes; 19 minutes.
Plasma salé : 1,25 °}, — 0,45 °/,.
39 minutes.
La même, le 9 janvier. Elle quitte l'hôpital, guérie. Sang : 11 minutes; 12 minutes; 12 minutes.
Plasma salé : 1,25 °/, — 0,45 °/..
39 minutes.
Oss. XLV. 12 décembre 1910.
Mon... (18 ans). Typhoiïde au 12° jour. 38°5.
Sang : 12 minutes; 12 minutes; 12 minutes.
Os. LI. 22 février 1911.
Mme Dad... (26 ans), typhoïde au quinzième jour, 393. Sang : 12 minutes; 12 minutes; 12 minutes.
Plasma salé : 1,66 °/, — 0,45 °}..
30 minutes.
Ors. LIT. 25 février 1911.
Lis..…., typhoïde guérie.
Plasma salé : 1,25 °/, — 0,45 ©}.
28 minutes.
O8s. LILE. 8 juin 1911.
Fla..…., typhoide guérie.
Plasma sale 019 se — 0,45 Je 2% minutes.
Oss. LVI. 25 juillet 1911.
Jaf... (28 ans), typhoïde au huitième jour, 39°. Sibilances pulmonaires.
Sang : 8 minutes, 8 minutes, 8 minutes.
Plasma salé : 1,25 0,45 |.
26 minutes.
Ces dothiénentéries ne présentaient aucune complication, sauf dans les cas de Cors... et de Mme Rom...
MO
(obs. XXI et XL). Sans vouloir chercher la moindre interprétation pathogénique, nous devons nous demander si la grande égalité que l’on constate dans tous ces résultats est attribuable à la maladie ; en d’autres termes, si la coagulabilité variable des sujets sains n’est pas modifiée par la maladie et amenée pour tous à un degré élevé. Il faut remarquer que les chiffres de coagalabilité, bien qu’étant en général très voisins de 25 minutes, montrent cependant deux fois, et justement pour Cors... et pour Mme Rom... une légère infériorité de coagulabilité. Dans le cas de Cors... on pouvait supposer que l’état pulmonaire réellement grave était la raison d’une infraction à la règle; mais l'état pulmonaire supprimé, le malade guéri, c’est le même chiffre qui se retrouve. Il en est absolument de même pour Mme Rom... qui devant nous a guéri de sa phlébite sans que sa coagulabilité changeàt. Ainsi leurs chiffres de coagulabilité, un peu différents, paraissent être ceux de l'état normal pour l'un et l’autre.
Si, d'autre part, ou considère que la faible coagulabilité, bien que peu marquée, se présente pour les cas de fièvre typhoïde sensiblement dans la même proportion que pour les cas de sujets sains, on sera tenté d'admettre que la fièvre typhoide ne modifie pas la coagulabilité, qu'elle est
sans influence sur la fonction.
à Syphilis.
OBs. XV. 30 septembre 1910.
Mile Tr... (18 ans). Roséole syphilitique.
Sang : 15 minutes ; 15 minutes; 15 minutes.
Plasma salé : 1,25 °|, — 0,45 °/..
47 minutes.
Os. VIII. 23 juillet 1910.
Arth. (43 ans). Hémiplégie droite. Aphasie. A eu huit ictus
en deux ans. Syphilis ancienne. Aortite ; insuffisance et rétrécissement aortiques, sans insuffisance cardiaque. Traces d’albumine.
Sang : 9 minutes; 9 minutes; 9 minutes.
Plasma salé : 1°}, — 0,55 °/..
39 minutes.
Ors. XXII. 13 octobre 1910.
Mme Tar... Hémiplégie syphilitique.
Sang : 10 minutes; 10 minutes; 20 minutes.
Plasma salé : 1,25 °}, — 0,45 °|.:
26 minutes.
Os. L. 14 janvier 1911.
Mme Veuil... (60 ans). Paralysie générale.
Sang : 10 minutes; 12 minutes; 12 minutes.
Plasma salé : 1,25 °/, — 0,45 °|..
49 minutes.
4° Tuberculose.
Os. VIE. 23 juillet 1911.
Dup... (52 ans). Tabès. Pleurésie droite bacillaire. 2 litres d’épanchement ont été retirés. Ramollissement du sommet droit. 39°9.
Sang : 7 minutes; T7 minutes; 10 minutes.
Plasma salé : 1,25 — 0,45 nie
19 minutes.
Os. XLIV. 7 décembre 1910.
Lanpgl... (70 ans). Rales crépitants et souffle aigre sous la clavicule gauche. Lésion qui parait ancienne si on sen rapporte aux renseignements du malade. Emphysème léger. Rien au cœur. À eu de [8 à 40 ans de très fréquentes épistaxis.
Sang : 7 minutes.
Plasma salé : 1,25 °|, — 0,45 °}..
31 minutes.
Ogs. XXIV. 12 novembre 1910.
Guy... (33 ans). Entré pour douleurs de reins (pas d’albu-
mine, pas de brightisme). Ulcère variqueux de la jambe droite.
Bronchite et emphysème. Lésion tuberculeuse du sommet droit; respiration très soufflante en ce point. Cependant il y a peu de dyspnée, pas de cyanose ; aucune lésion cardiaque.
« Depuis qu'il se connaît », il a eu tous les étés, aux fortes chaleurs, jusqu’à quatre et cinq saignements de nez par
Jour.
Sang : 10 minutes; 12 minutes; 19 minutes.
Plasma salé : 0,7 °/, — 0,55 °/,.
L'heure 20.
Dans cette dernière observation la coagulabilité est très faible. Les hémorrhagies anciennes dont parle le malade pourraient faire croire qu'un état hémophilique fruste existe chez lui; mais les chiffres que nous donne le sang pur n'autorisent vraiment pas cette supposition. En outre la coagulabilité du plasma de Guy... ressemble beaucoup à celle de Br... (obs. IV), et pour celui-ci nous n'avons pas trouvé le moindre prétexte à le taxer d’hémoplilie.
La tuberculose très bénigne chez Guy... ne peut rien expliquer, puisqu'on la voit dans les cas précédents bien plus grave et pourtant sans influence sur la coagulabilité. Il faut donc s’en tenir à la même conclusion que pour la fièvre typhoïde : aucune modification de la coagulabilité, qui, lorsqu'elle est naturellement faible chez un sujet, reste
telle au cours de l'infection.
5° Rhumatisme.
O8s. XXXVIIL. 26 novembre 1910.
Mme Ric... (27 ans). Rhumatisme articulaire en voie de guérison. (La malade n’a plus de fièvre depuis longtemps, et les douleurs sont maintenant très vagues.)
Sang : 19 minutes; 26 minutes.
Plasma salé : 1,25 °], — 0,45 °},.
925 minutes.
Ons. LI. 16 février 1911.
Dussi.. (40 ans) rhumatisme chronique consécutif à des crises douloureuses qui n’ont jamais été absolument caractéristiques. |
Sang : 8 minutes; 12 minutes; 12 minutes.
Plasma salé : L °/, — 0,45 °|,.
36 minutes.
Os. LIV. 24 juin 1911.
Hi... (21 ans). Rhumatisme articulaire aigu fébrile; le 18 et le 19 juillet la température était encore de 39°. Elle est aujourd'hui de 37°. Gette crise, la deuxième, date de 13 jours; pieds, mains, coudes, épaules, genoux ont été touchés des deux côtés. Au cœur on trouve un souffle apexien et axillaire au premier temps. Le myocarde ne donne aucun signe d’altération.
Sang : 10 minutes; 10 minutes; 12 minutes.
Plasma salé : 1,25 °/, — 0,45 °/..
38 minutes.
O8s. LV. 2% juin 1911.
Émile At... (20 ans). Rumatisme articulaire aigu fébrile. Le 20 la température était de 395. Elle est aujourd'hui de 36°8. C'est la troisième crise, elle date de huit jours. Il n'y a eu que des douleurs fugaces et légères dans les quatre membres. Mais d’autres crises à 14 et 16 ans ont été très caractérisées. On trouve du reste à l’auscultation du cœur un souffle systolique axillaire et un double souffle aortique, sans signe d'insuffisance cardiaque.
Sang : 7 minutes; 7 minutes; 7 minutes.
Plasma salé : 1,25 °|, — 0,45 °},.
34 minutes.
Dans ces deux derniers cas le diagnostic est indiscutable, et il est intéressant de constater que la coagulabilité est à peine diminuée.
==. JON 6° Pneumonie.
Os. XIV. 28 septembre 1910.
Mme Ren... (67 ans). Pneumonie franche aiguë au troisième jour, 39°. Aucune lésion cardiaque.
Sang : 17 minutes; 25 minutes; 30 minutes.
Plasma salé : 1°}, — 0,45 °|,.
l'heure 1/4.
La même, deux jours après, le 30 septembre.
Sang : 35 minutes; 45 minutes; 45 minutes.
Plasma salé : 1 °[, — 0,45 °/..
1 heure 10.
Mort deux jours après. L'autopsie montre une pneumonie du lobe inférieur droit.
Os. EX, 1"août 1911.
Mme Sand... (65 ans). Pneumonie très grave. Subcoma. Pouls insensible, incomptable, 39°. Mort le lendemain. L'autopsie a montré une hépatisation grise du sommet droit.
Sang : 8 minutes; 8 minutes; 8 minutes.
Plasma salé : 1,25 °/, — 0,45 °/,.
35 minutes.
Os. LXII. 21 novembre 1911.
Mme Ler... (51 ans) pneumonie franche aiguë, de la base sauche,au septième jour, 38°. La température est tombée subitement à 39° où elle était hier encore.
Sang : 10 minutes; 10 minutes; 10 minutes. Sédimentation tres nette.
Plasma salé : 1,25 ‘|, — 0,45 °},.
42 minutes.
Os. XX V. 17 octobre 1910.
Vaug... (38 ans). Point de côté avec fièvre (38°) et crachats rouillés, sans foyer de pneumonie.
La maladie a évolué ensuite lentement vers la guérison. Pas de pneumocoques dans l’expectoration.
Sang : 12 minutes.
Plasma salé : 1,66 °], — 0,45 °.
19 minutes.
Ors. XXIIT. 13 octobre 1910.
Mme Legr... (60 ans). D'abord considérée comme atteinte de pneumonie, jusqu'au lendemain de la prise de sang; la fétidité de l'haleine révéla ensuite l'existence d’une gangrène pulmonaire qu'on opéra sur-le-champ. La malade mourut quelques jours après. L’autopsie a permis de constater l’absence de pneumonie, la présence d’une gangrène pleuropulmonaire avec abcès sous-phrénique et perforation de l'estomac.
Sang : 17 minutes; 20 minutes; 30 minutes. Sédimentation et coagulation plasmatique.
Les observations XIV, LX et LXIT sont seules des cas de pneumonie vraie. Dans la première les limites de coagulabilité sont très restreintes et la première coagulation très lente. La pneumonie diminue-t-elle la coagulabilité? La seconde observation semble l'infirmer, et la remarque qu'il s'agit dans celle-ci d'hépatisation grise et non fibrineuse ne nous paraîtrait pas conduire à une distinction bien fondée, car dans la troisième observation la sédimentation du caillot témoigne de la qualité nettement fibrineuse de la pneumonie; et pourtant cette fois les limites de coagulabilité sont normales et la durée de la première coagulation n’est pas extrèmement exagérée.
Néanmoins ces observations sont en trop petit nombre; il conviendrait de s'assurer que le léger retard de la première coagulation ne se répète pas dans toutes les pneumonies franches. S'il est permis d'affirmer que la diminution de coagulabilité de Mme Ren... n’est pas une règle,
nos conclusions relativement à la pneumonie seront cepen-