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est bien toujours l’activant spécifique, le seul qu'admette le thrombogène, il est visible qu’elle est ici sécrétée par les globules infiniment plus vite que dans le sang des autres vertébrés; et l’on peut prévoir qu'un surplus de kinase apporté par l'extrait de tissu ne saurait faire dans cette coagulation déjà décidée autre chose qu'une accélération. C’est aussi ce qu'on constate; avec de l'extrait de tissu le sang coagule quatre ou cinq fois plus vite.
Un effet déterminant de la kinase ne peut être attendu que sur des sangs artificiellement incoagulables. Citons le « sang d'extrait de sangsue (1) » dont les raisons d'incoagulabilité paraissent être des mieux établies. L’extrait de sangsue contient une antithrombine qui neutralise la thrombine au fur et à mesure de sa formation dans le sang. Comme la toxine avec l’antitoxine dans la théorie d’Ebrlich, l'unité de thrombine fixe l’unité d’antithrombine, et les deux équivalents unis ne font plus qu'un corps neutre, annulé. L’excès de la thrombine ou de l’antithrombine commande donc tout simplement le résultat final, coagulation ou persistance de l’état liquide. Or dans un mélange de 30 centimètres cubes de sang de chien avec seulement 2 centimètres cubes d'extrait de sangsue, le nombre d'unités d’antithrombine dépasse celui des unités de thrombine; de beaucoup, car l’addition d’un peu de sérum ne sature pas encore toute l’antithrombine, il faut pour coaguler un sang d'extrait de sangsue une grande quantité de ferment.
S'il est vrai que la formation du ferment procède chez le chien de la même facon que chez l’oie, tout le thrombogène n'a certainement pas été activé; au contraire une
(1) On recoit le sang au sortir du vaisseau dans une quantité variable de macération aqueuse de têtes de sangsues.
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réserve considérable doit être encore disponible dans notre mélange liquide de sang et d'extrait de sangsue, et reste activable par un nouvel apport de kinase. Ajoutons cinq gouttes d'extrait de foie, la coagulation ne se fait attendre que quelques minutes.
Cette expérience exigeait naturellement les mêmes garanties que les expériences précédentes; Morawitz vérifia que les extraits des tissus (foie, thymus, ganglions, etc.) du chien ne coagulent pas la solution de fibrinogène, et ne contiennent par conséquent pas de fibrinferment. Ils ont bien une action de kinase; et ils la manifestent aussi sur le plasma d’oie dont ils provoquent la coagulation. Leurs caractères dans les solutions actives se retrouvent tels qu'ils ont été constatés pour les tissus d’oie.
La thrombokinase extraite des tissus d’une espèce animale est plus puissante sur le sang de son espèce que sur le sang de toute autre, ce qui annonce une certaine spécificité. C’est au point que la kinase des tissus du bœuf est presque inactive dans le plasma d’oie; contraste frappant avec son produit, la thrombine, dont la spécificité s’accuse si peu qu'on en est à la discuter. Mais la possibilité d’obtenir toujours une activation quelconque dans les expériences croisées entre kinase d’une espèce et thrombogène d’une autre plaide en faveur de l'unité chimique de la thrombokinase.
Boggs (1) en injectant de l'extrait de thymus à des lapins, les tue par thromboses vasculaires. Quelques-uns résistent; ceux-là ont un sang incoagulable. Il s’est développé contre la kinase non pas une antithrombine (leur sang coagule facilement par de faibles quantités de sérum)
(1) Boces, « Ueber beeinflüssung der Gerinnungszeit des Blutes, etc. ». Deutsch. Arch. f. Clin. Med. t. LXXIX. p. 539.
mais une antikinase qu’on ne peut neutraliser que par de grandes quantités d'extrait de tissu.
La dernière théorie de Schmidt disait en propres termes que la thrombine résulte de l'activation d’une prothrombine. L'idée, il est vrai, venait sans démonstration; on voit cependant qu'elle peut passer pour classique. Mais Schmidt pensait que plusieurs substances, qu'il réunissait sous le nom de zymoplastiques, pouvaient indifféremment faire l'office d'activant. L'expérience de Boggs s'oppose à cette conception en montrant qu'iln’est pas de suppléances possibles ; à l’anticorps répond un antigène unique; il n y
a qu'une fonction et qu’un corps.
L'étude du sérum est un complément indispensable aux expériences de plasmas; car le sérum peut renfermer toutes les substances intervenantes que la coagulation n’a pas consommées, et sans doute aussi des substances nouvelles, produits de transformation qui n’existaient pas dans le sang.
Le sérum renferme avant tout de la thrombine, et nous l'avons vu employé comme solution de fibrinferment. Le pouvoir coagulant d’un sérum mesure sa teneur en thrombine. Mais il ne représente pas la totalité de la thrombine qu'a produite le sang dans sa coagulation. D'abord une part importante s'est fixée sur la fibrine du caillot. En outre le sérum vieillit rapidement, comme si la thrombine subissait une diminution. C’est une constatation déjà faite par Schmidt, le pouvoir coagulant baisse assez vite dans les premières heures, ensuite il s’atténue très lentement.
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pour devemir finalement nul. Par exemple le sérum de cheval vieux de cinq à six jours a perdu tout son pouvoir, c'est-à-dire qu'à la dose de 1 centimètre cube il ne peut plus faire coaguler 10 centimètres cubes de solution de fibrinogène. On peut croire que la thrombine s’est détruite (ce qui se conçoit mal), ou qu’elle a pris une forme inactive; elle serait devenue « métathrombine » suivant la dénomination de Fuld qui, avec Morawitz, adopte cette seconde opinion.
Voici ce qu'on observe :
Si on additionne le sérum vieilli, inactif, d’un volume égal de soude décinormale, et qu'après un contact d’un quart d'heure on neutralise le mélange par un volume d'acide sulfurique décinormal, on constate que le sérum a retrouvé son pouvoir coagulant; 10 gouttes de sérum coagulent 10 centimètres cubes de solution de fibrinogène en dix minutes. Grâce à la soude, une certaine quantité de thrombine a été émise dans le sérum, au dépens d’une forme inactive. On peut supposer celle-ci antérieure ou postérieure au stade de ferment actif. La première hypothèse, qui revient à admettre le passage d’un excès du proferment du sang dans le sérum, ne se justifie pas. En effet le calcium ne joue ici aucun rôle; si on décalcifie le sérum avant de le traiter par la soude et l’acide, l'activation est tout aussi manifeste, la thrombine formée aussi abondante; il ne s’agit donc pas du proferment que nous connaissons.
Ce n’est pas non plus un autre proferment encore inaperçu. La soude est un moyen d'activation qui ne réussit pas dans le sang (plasma oxalaté). On peut affirmer que l’élément susceptible d’être transformé par elle en thrombine ne fait son apparition qu'après la coagulation,
après la naissance du ferment naturel. Il n'existe que dans
le sérum. Mais il existe dans tous. C’est pourquoi l’on admet que cette substance représente la thrombine que le sérum en vieillissant semblait avoir perdue. Métathrombine, dernier stade de l’évolution du ferment, son retour possible à l’activité donne à penser qu'elle est peut-être simplement une forme plus stable de ce ferment.
La thrombine renouvelée par la soude dans le sérum reste active moins longtemps que la première thrombine née dans la coagulation naturelle; ce n'est plus en six jours, mais en deux jours qu’elle perd son pouvoir. Elle redevient métathrombine. On peut encore une fois l’activer par la soude; mais son temps d'activité est plus court. Une troisième activation ne réussit pas. On voit en somme que la tendance de la thrombine à revenir et rester dans sa forme stable s'’accuse chaque fois davan-
tage (1).
(4) Schmidt connaissait en partie l'effet des bases-acides sur le sérum; mais 1 avait opté pour la première hypothèse, celle d’une prothrombine activable. Et il pensait que cette fonction d'activation, remplie dans le sérum par la soude, ne pouvait être spécifique et devait, en se retrouvant dans la nature, relever de substances diverses, zymoplastiques. Là-dessus se base sa théorie; là-dessus aussi la négation du rôle des sels calciques, qu'il ne constatait naturellement pas dans l'activation de sa prothrombine.
L'erreur était de croire que le corps activable existe dans le sang dès le début; Schmidt n’en avait pas de preuve, ne le trouvait pas dans le précipité alcoolique du sang; il dut admettre que l'alcool le détruisait. Or c’est tout le contraire. nel est une base; loin de détruire il active ce que Schmidt appelait prothrombine, ce que nous appelons métathrombine.
Il en résulte des conséquences à signaler au point de vue pratique :
1° Dans le sérum de bœuf que Schmidt traite par l'alcool pour obtenir sa solution de thrombine, il y à de la métathrombine en même temps que de la thrombine. L'alcool, comme le ferait la soude, va l’amener à la forme thrombine ; et c'est pourquoi la solution de Schmidt a toujours un pouvoir coagulant beaucoup plus fort que le sérum : tout y est thrombine;
2° La solution de Schmidt perd beaucoup plus vite que le sérum son pouvoir coagulant; en effet la thrombine y est en grande partie sinon pour la totalité une thrombine de seconde formation, c’est-à-dire durant moins longtemps ;
3° Enfin, pour la même raison, on comprend que la thrombine, après avoir
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En dehors de la thrombine sous ses deux formes active et inactive, le sérum contient du thrombogène. Le sérum vieux, inactif, additionné d’extrait de tissu, c’est-à-dire de thrombokinase, est de nouveau capable de coaguler la solution de fibrinogène. La thrombine qui se forme ne montre qu'une différence avec la thrombine née dans la coagulation naturelle : comme la thrombine que reproduit la soude, elle dure peu; après deux jours le sérum se retrouve inactif.
La quantité du thrombogène est considérable. IL faut pour l'activer en totalité un mélange à parties égales de sérum et d'extrait de thymus. Prenons ce mélange 48 heures après, alors qu'il ne contient plus de thrombine active. Toute la réserve de thrombogène ayant été épuisée l'avant-veille, il ne peut subsister dans le sérum qu'un excès de kinase inutile. Mais ajoutons un peu de sérum inactif et n'ayant subi aucun traitement, le mélange coagule la solution de fibrinogène. Ce nouveau sérum apportait du thrombogène, l'excès de kinase du premier a trouvé son emploi.
Prenons encore le sérum saturé de kinase et retombé après 48 heures à l’état inactif. On vérifie que l'extrait de tissu ne peut plus rien sur lui. Mais si l’on traite par la soude, il coagule la solution de fibrinogene, parce qu'il lui restait sa métathrombine. C’est la preuve que la métathrombine et le thrombogène ne peuvent être confondus.
Du reste une différence capitale les sépare encore dans le sérum comme dans le sang il n’y a pas d'activation
du thrombogène sans calcium.
été maintenue contre sa tendance si longtemps dans sa forme active, se refuse, lorsque dans la solution vicillie elle sera métathrombine, à toute activation par la soude. Le pouvoir perdu d’une solution de Schmidt ne peut lui être rendu comme au sérum.
Toutes ces notions, avec la conception qui en sort sur le processus de la coagulation normale, se résument dans le
schéma suivant (1) :
nn Ce HR * T ur qÈne. Throm ne ase.
b> Calcium.
= œ ca Thrornô1ne.
thrombrne fixée à la frbrine.
Thrormbo 7ère : Thrombine. Métfathroméine.
(RS et TES ARE SRE Pen Hu mn RE nt TN ns ee en don
L'antithrombine.
Il faut reconnaître avec Morawitz qu'un point de cette théorie reste à déterminer : Y a-t-il ou non de la thrombokinase dans le sérum ?
(1) La réalité des deux substances, thrombogène et thrombokinase, a été confirmée par M. Nolf qui les retrouve, mais qui les appelle, en raison de leurs origines respectives probables : hépatothrombine (le thrombogène); leucothrombine et vasothrombine (la thrombokinase).
Mais Nolf se sépare franchement des idées admises sur leur mode de réaction. Pour lui : {° fibrinogène, leucothrombine et hépatothrombine s’accollent et se précipitent, en présence de calcium, sous la forme d’un corps qui est la fibrine; 2° la thrombine n’est que de la fibrine dissoute; elle agit dans un plasma ou dans un sang en créant des centres de précipitation.
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Remarquons-le, la constatation du thrombogène dans Le sérum après réaction avec la kinase a pu seulement nous induire à croire que la réaction s'était arrêtée faute de kinase. Si une autre cause quelconque interrompt la réaction d’une façon normale, il devient parfaitement possible que de la kinase inutilisée reste aussi dans le sérum, éloignée du thrombogène (1).
Il est vrai qu'en ajoutant de la kinase au sérum on provoque la formation de thrombine; mais cela prouverait seulement que l'obstacle ne s’oppose à la suite de la réaction que pour les doses normales, relativement faibles, de kinase; tandis quil se laisse forcer par les doses énormes de kinase qu'apporte l'extrait de tissu. La notion de l’intervention naturelle d’une substance anticoagulante, d’une
(1) On pourrait croire avant tout que la réaction prend fin par l’épuisement du calcium.
Il est certain que la quantité de calcium dont est pourvu le sang suffit toujours aux besoins de la fonction, à la coagulation qu'un peu de thrombine satisfait largement; mais suffit-elle aussi bien à la saturation du thrombopène? Il semble que non; car l'addition du calcium en même temps que d’extrait de tissu facilite régulièrement et augmente la réaction, c’est-à-dire la quantité de thrombine produite; comme si la dose de calcium dans les conditions naturelles était proportionnée moins au thrombogène disponible qu'à la kinase
effective : pour que la kinase de l’extrait de tissu — incomparablement plus puissante que celle du sang — trouve à agir en totalité, il faut un peu plus de caleium.
Mais ici se présente une objection : le calcium n'est pas dans l’expérience une nécessité; l'extrait de tissu, seul, active encore le thrombogène du sérum. Si l’on veut admettre que l’activation s'était interrompue dans le sang parce qu'un élément de la réaction venait à manquer, c'est la kinase avant le calcium qu'on devra donc incriminer.
La conclusion, pour naturelle qu'elle soit, etimême indiscutable étant données les conceptions actuelles, ne répond peut-être pas cependant à la vérité. C'est l’occasion de rappeler l'ignorance complète où nous sommes de la nature du rôle joué par le calcium, et l'impossibilité de comprendre des faits tels que l'augmentation légère du pouvoir coagulant que dans un sérum affaibli Hammarsten obtient par l'addition de fortes doses de calcium. Il est permis de supposer que les ruptures d'équilibre produites par l'addition de fortes doses de calcium ou par l'addition de tissu forcent à la réaction des éléments qui s'étaient immobilisés. En somme, c’est peut-être une conclusion précipitée que de nier absolument que la quantité de calcium ne puisse être une cause d'interruption dans l’activation du thrombogène.
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antithrombine, n'entamerait pas du tout les conclusions de Fuld et de Morawitz. Mais on ne peut méconnaitre que les conditions de leurs expériences, mélange de sérum et d'extrait de tissu, sont bien faites pour masquer toute influence de ce genre : d’un côté surabondance de thrombogène, de l’autre kinase de puissance extrême; lantithrombine qui modérerait la réaction normale ne peut plus rien contre cela. On a vu même une antithrombine pourtant capable d'empêcher la coagulation du sang (l'antithrombine de l'extrait de sangsue) se montrer inférieure au ferment que développe la kinase d'un extrait de tissu.
Nous avons peu de chose à dire de l’antithrombine qu'on provoque dans l'organisme par l'injection brusque de propeptone. Elle est élaborée par Le foie : un animal privé de son foie ne réagit plus à la peptone, son sang coagule comme normalement (Gley et Pachon) (1); le foie isolé et détaché avec ses afférents et efférents, puis lavé avec une solution de peptone donne, aux veines sus-hépatiques, un « liquide de peptone » qui empêche in vitro la coagulation d'un sang normal (Delezenne) (2).
Il est possible que l'antithrombine du liquide de peptone soit identique à l’antithrombine de l'extrait de sangsue. En tout cas toutes deux neutralisent le fibrinferment suivant le mode quantitatif, in vivo et in vitro. En
exagérant les doses de ferment, soit par addition de sérum
(1) Soc. biol., 23 mai 1896. « Influence du foie sur l'action anticoagulante de la peptone. »
(2) Arch. physiol., p. 655. « Formation d’une substance anticoagulante par circulation artificielle de peptone à travers le foie. »
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en abondance, soit par addition d’un peu d'extrait de tissu, on peut toujours dépasser l’action de l’antithrombine et obtenir la coagulation.
D’autres substances anticoagulantes agissent par une voie différente. Le venin de cobra, par exemple, ne paraît pas contenir au moins beaucoup d’antithrombine ; car du sérum additionné de venin coagule la solution de fibrinogène sensiblement aussi vite que du sérum pur. Le sang mélangé de venin reste liquide; mais un peu de sérum le fait coaguler facilement; au contraire d’assez fortes proportions de kinase sont nécessaires pour l’amener à une coagulation qui n'est pas toujours parfaite. Ainsi c’est tout l'opposé de ce qu'on observait pour le plasma de peptone et le plasma de sangsue. Un mélange d'extrait de tissu et de venin est impuissant à activer le thrombogène d’un sérum vieilli; introduit-on le venin seulement après quelques minutes de contact entre la kinase et Le sérum, alors l'activation s’est faite et reste acquise, le venin n'a plus d'effet sur la thrombine achevée, le sérum est coagulant. C’est donc contre la kinase, et non plus contre le ferment fait, qu'est dirigée l’action contraire. Le venin de cobra contient une antikinase (1).
L'organisme est apte à produire de l’antikinase comme de l’antithrombine. Que cette antikinase soit ou non la méme que celle du venin de cobra, une antikinase se forme en réponse à l'injection d'extrait de tissu, et cause l'incoagulabilité du « plasma de kinase » de Boggs, dont les propriétés de coagulabilité sont exactement comparables avec celles du plasma de venin de cobra.
Une restriction s'impose à ce qui vient d’être dit. L'étude approfondie des plasmas ou des sangs qu'une
(1) Morawirz, Deutsch. Arch. f. Clin. med., LXXX, 190%. p. 340. « Action anticoagulante du venin de cobra. »