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Si les cellules blanches de l’oie n’en manifestent pas moins une grande difficulté à libérer leur kinase, cela tient à d’autres raisons, de structure cellulaire sans doute. N'oublions pas que cette lenteur de fonction se retrouve chez tous les vertébrés à hématies nucléées. Donner des raisons plus précises serait impossible et n'aurait ici qu'un intérêt accessoire, parce que la lenteur est seulement relative. On accélère beaucoup la mise en liberté de la kinase par l'addition d’eau distillée ou de poudres inertes. Ce sont les irritants cellulaires les plus anodins. Aussi entrevoit-on les facilités et l'effet immédiat de toute stimulation dans cette sécrétion kinasique des globules blancs; il est bien probable que pour l’oie (comme Arthus l’admettait pour le chien) (1) les lèvres de la plaie agissent aussi en excitant la sécrétion des globules.
L'expérience de M. Delezenne s'explique tout entière. Et l’on peut admettre que dans la coagulation normale, si rapide, du sang d’une plaie, le thrombogène présent dans le plasma est activé par la kinase des lèvres de la plaie en même temps que par la kinase des globules blancs sécrétée en abondance grâce à l'excitation que détermine le contact des tissus.
Tout porte à croire qu'il en est de même chez les mammifères ; et nous insisterons peu sur cette deuxième démonstration.
Le sang des mammifères coagule spontanément, alors même qu on le prend pur à la veine. Si la thrombokinase
(1) Anruvus, Biologie, 1902. « Influence des macérations d'organes sur la vitesse de la coagulation du sang de chien in vitro. »