‹ La Coagulabilité SanguineChapitre 23 sur 48 · FO ‘© O · texte numérisé non relu

FO ‘© O

UIOU I,

and 8urs

SaQuI, S2P oN

II AVSTIAVL

000 180! 2000 ‘18 0 [7000 ‘1$ 0! 1000 ‘1$ 0 |GOOQO "15 0

1) © Fu ARS SoME % & &

s1989 u9 inoual,

O007/L ® JD8N uornIoS

O7 6 # 0 8 # 0 Lu O0 9 & 0

Ta 0

0007/S ‘150 «289 uornIos

‘I OVATAVIE

Oo

après. C'est le temps nécessaire, étant donnée la dilution, pour que les phénomènes coagulants soient terminés.

Le premier tube présente un aspect absolument limpide, eau de roche. Au fond existe une lentille de globules rouges, mobiles, qui par agitation se répandent en volutes dans le reste du liquide. Le tout reprend l'aspect rougeâtre moiré, homogène, identique à celui qu'avait la dilution 15 heures avant.

c'est le tube qui ne contenait pas de chlorure de calcium. Ce sera le témoin qui, dans chaque expérience, devra rester ainsi incoagulé, prouvant qu'il ne s’est pas introduit de causes d’erreur et que les coagulations observées seront bien dues à la réactivation du calcium.

Les tubes suivants contenant de 0,00005 à 0,0001 de CaCF présentent le même aspect. Dans les tubes 3 et 4, quelquefois léger trouble ou fins filaments fibrineux. Dans les tubes 5 et 6, — 0,0002 et 0,0003 de CaCP — on observe un très fin voile blanchâtre occupant le 1/4 inférieur du tube, mais laissant presque toute la masse globulaire incoagulée. Dans les tubes suivants, 7 et 8, on voit ce coagulum augmenter de volume et de densilé et englober une plus grande partie des globules rouges. Certains n'ont pas eu le temps de gagner le fond du tube, de sorte que la pare inférieure du caillot fibrineux est teintée de rose. |

Dans le tube 9, — 0,00045 de CaCF — le coagulum occupe toute la hauteur du tube; il est dense et solide el dans toute sa hauteur les globules rouges sont englobés. Mais une partie a réussi à gagner le fond du

Le to re

tube avant l'achèvement de la coagulation et y reste libre.

Enfin, dans le tube 11 — 0,0005 de CaCl° — Je caillot est complètement rouge; tous les globules sont compris dans le coagulum. La coagulation est totale.

L'ensemble des tubes fournit une gradation très régulière de l'incoagulabilité absolue à la coagulation totale. Elle évoque les phases successives par où a dû passer la coagulation.

Chaque coagulum est cylindroïde, en doigt de gant,

appliqué contre les parois latérales du tube. Mais de la 15° à la 20° heure, s'opère la rétractilité qui tend à rendre le caillot filiforme. Si, dans les conditions de l'expérience, elle ne s’est pas produite à la 20° heure, elle ne se produira plus.

Si l’on suit la série des tubes, on s'aperçoit que dans ceux où l'incoagulabilité est encore complète mais qui se rapprochent du seuil de la coagulation, une sorte de trouble s’est manifesté. Le liquide surmontant la couche globulaire libre et incoagulée est un peu louche. Dans les tubes suivants, on perçoit une fine poussière, puis de petits grumeaux filamenteux. Bientôt, ce sont

des flocons plus appréciables el enfin on arrive au seuil

Sr

de la coagulation. Un véritable coagulum s’est orga-

nisé mais bien frèle. Il faut regarder de près pour voir

un réticulum lâche, en toile d'araignée, un peu renforcé

aux points de jonction des filaments de fibrine, et devenant plus serré au quart inférieur du tube au-dessus de la couche de globules dont il n’enserre qu'une petite partie. Avec un peu plus de calcium, le réticulum est à mailles plus serrées mais ce n’est qu'au tube suivant qu'on peut parler de véritable caillot fibrineux : là, les mailles ne sont plus perceptibles et un voile opaque

occupe toute la hauteur du tube. Il est encore très fin

et blanc. À mesure que la coagulation devient plus

complète, on voit le coagulum devenir plus solide en

même temps que les hématies englobées lui communi-

quent leur teinte rouge.

Nous n'avons pu reproduire ces fins détails par la photographie, mais le schéma ci-contre en donnera une idée.

On ne peut s'empêcher, en observant ces réticulums du début de la coagulation, de penser aux images observées par Hayem dans la cellule à rigole; et, en fait, nous retrouverons très nettement quand nous aurons affaire à des sangs « phlegmasiques » les réliculums fibrineux n° 1, 2 et 3 de son schéma, avec travées fibrineuses plus épaisses et plus serrées, avec englobement plus intense et plus précoce des hématies. Ce n'est que la traduction macroscopique de ce qu'avait montré le

sang frais au microscope.

Page 1