AIRE
gênée par la proximité des particules à cause de ces forces. Au contraire, la présence de V, avec un exposant négatif dans l'équation (5) montre bien qu’on est en présence d'un phénomène de pure coalescence, facilité par la proximité des gouttelettes.
47, Résumé et conclusions.
Nous avons montré, dans ce chapitre, que l’action des ultra-sons s’applique bien aux brouillards d’eau, même s’il n’y a pas résonance. Le temps de dissipation est inversement proportionnel à la puissance acoustique, c’est-à-dire au carré de l’amplitude. Sur ce point, la théorie et l’expérience sont bien d’accord. Enfin, la fréquence intervient non par son carré, comme l'indique la théorie (qui, d’ailleurs, ne tient comple que de l'effet hydrodynamique) mais, au moins dans la limite de nos expériences, par une formule linéaire : le temps de dissipation diminue quand la fréquence augmente. La loi qui régit l’action des ultra-sons ne dépend d’ailleurs pas seulement des conditions d'émission de ceux-ci, mais encore de l’aérosol essayé, puisque les actions respectives des effets orthocinétique et hydrodynamique sont fonctions de a et de p. Pratiquement, la sirène de Hartmann est susceptible de donner des
Q 4 4 2 . K rre puissances élevées aux basses fréquences (la loi est de la forme P, — Ki) HSE
remplace P, par sa valeur dans l'équation (6), on voit que T tend vers zéro quand N diminue. De plus, l’absorption, proportionnelle au carré de N, est faible aux basses fréquences. C'est donc vers l’utilisation de la sirène de Hartmann aux basses fréquences qu'il convient de s'orienter.
Appendice.
19 Effet des ultra-sons sur la cellule photoëélectrique à couche d'arrêt. — Les ondes ultra-sonores tombant sur la cellule se comportent comme un f.isceau lumineux de grande intensité : elles provoquent des déviations intempestives et des phénomènes de fatigue qui mettent rapidement la cellule hors d'usage.
C'est pourquoi la cellule doit être protégée par une cloche de verre (fig. 1).
29 Effets physiologiques. — a. En plaçant la main dans le faisceau ultra-sonore, on perçoit une nette sensation de chaleur.
b. Des essais de quelque durée avec les sirènes produisent (même si l’on a bien soin de ne pas se placer directement dans le faisceau) des troubles divers : maux de tête, bourdonnements d'oreille pouvant durer jusqu'à 24 h, fatigue de la vue, troubles d'équilibre (vraisemblablement par action sur les canaux semi-circulaires).
c. On constate aussi une grande fatigue nerveuse, se traduisant par une somnolence prononcée.