Programme de nos recherches
Nous nous sommes fixé les stades successifs suivants : 19 Dissipation du brouillard en laboratoire, dans un volume relativement faible.
20 Dissipation du brouillard dans un tunnel.
Les tunnels constituent des laboratoires à grande échelle; dans certains d’entre eux, en effet, la fumée des locomotives séjourne longtemps, formant ainsi un véritable brouillard artificiel. Cette stagnation des fumées présente de graves inconvénients pour la sécurité et le rendement du personnel. Aussi la solution du problème à ce deuxième stade comporterait-elle déjà des résultats pratiques intéressants.
30 Dissipation du brouillard à l'air libre.
La puissance à mettre en jeu pour la dissipation du brouillard est proportionnelle à la vitesse du vent. Il faudra donc opérer, au moins dans les débuts, sur des types de brouillard qui s’accompagnent d’un vent faible, c’est-à-dire le brouillard de rayonnement et le brouillard dit de fumées (2).
L'étude expérimentale d’une telle question à travers les trois stades énumérés est un travail considérable. Nous nous bornerons donc à présenter ici le premier stade.
() Toutefois, l’infrarouge ne « perce » pas un brouillard dense. (?) Cependant, Houghton, à Round Hill, a obtenu des résultats sur les brouillards d’advection (qui s’accompagnent, en général, de vents de 5 à 7 m/sec [25].