‹ La coalition et la FranceChapitre 10 sur 44 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Oà le précédent est justifié,

Ici nous prendrons un moment haleine, pour repousser des attaques dangereuses, mais prévues.

Nul doute que ranathème ne soit lancé sur nous par tout ce qu'il y a d'oracles politiques en Francç qui Philippisent.

Contre le précédent chapitre vont se récrier d'abord les aveugles, qui, voulant, à tout prix, du repos, prolongent inconsidérément une sécurité funeste, et, chaque fois qu'on leur dénonce une catastrophe, vous répondent, comme le governeur de Thèbes : A demain !

Ils ne manqueront pas de dire, et certes, notre cœur souffrira de voir la faiblesse, Firréflexion répéter d'après eux, qu'en proclamant l'insolvabilité de la France, nous avons trahi la patrie, compromis le Roi, abjuré la religion des traités.

Comme si l'honneur et le patriotisme n'avaient pas toujours la même- langue!

Comme si Louis XVIII était comptable à l'Europe de toutes les pensées, de tous les vœux de ses sujets !

Comme si le génie de la Coalition, ce génie aux cent yeux en même temps qu'aux cent bras, dont la politique suit pas à pas la France, qui veille incessament sur elle, que vous verrez, plus tard, avoir prévu le cas de l'insolvabilité par un traité solemnel, pouvait ignorer une vérité connue du dernier artisan de vos faubourgs, du plus obscur manœuvre de vos campagnes !

Non ! nous n'aurons dévoilé rien que les nobles sentimeqs de tous les cœurs français, rien trahi que le secret de nos forces, rien proclamé que la confiance de la nation dans sa fortune et dans son Roi.

Que Ton nous condamne donc! Nous demanderons, pour toute grâce, la révision du jugement dans quinze mois, trop sûrs de gagner notre cause en dernier ressort, si nous portons appel au tribunal infaillible de l'expérience

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