CHAPITRE XVL
Un moi d'Attila.
Le précédent chapitre n'a pas besoin de commentaire ; tous nos lecteurs ont vu ce qu'avait vu Jean-Jacques.
Où donc est votre espérance, augustes petits-fils d'Henri IV., ce grand Roi qui eut moins à reconquérir son trône sur la Ligue rebelle, que sur les ambitions étrangères ?
Vous fiez-vous à la justice de votre cause ? Mais des mains accoutumées à dépouiller de tous ses fleurons la couronne de saint Louis, la respecteront-elles davantage, quand Y intérêt des peuples (1) leur commandera de la briser ?
Vous fiez-vous à l'antiquité de votre race, à la suprématie de votre noblesse? Attila avait l'habitude de dire : Théodose est fils
(1) Voyez le traité du Chapitre VII.
d'un père très-noble ; mais en me payant le tribut... Nous n'achèverons pas de transcrire le blasphème.
La justice n'étant que la raison pratiquée, les conquérans, qui ne peuvent pas être logiciens, se font sophistes !