‹ La coalition et la FranceChapitre 5 sur 44 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Du Traité de Paris, 20 Novembre 1815.

La France avait, par l'usurpation du 20 Mars, encouru la protection des puissances voisines.

Les Hauts Alliés, avant de paraître aux frontières, eurent soin de publier qu'ils coii. sacraient leurs armes à la délivrance du peuple français. On les crut, et Paris ouvrit ses portes.

Vinrent aussitôt les grandes douleurs, quand le masque tomba, et que les conquérons se montrèrent.

La France s'étonna d'abord d'entendre parler de traité à conclure avec des libérateurs qui n'avaient pas cessé d'être ses alliés, puisque son Roi avait, durant les cent jours, signé tous les actes diplomatiques du Congrès.

Et, lorsque le ministre vint annoncer à la tribune que, dans la négociation la plus épineuse qui eût jamais exercé le zèle et éprouvé le dévouement des serviteurs d'un Roi malheureux, tous les moyens de discussion et de résistance avaient été inutilement épuisés (1), la France comprit, en invoquant le Dieu vengeur, que ses ennemis avaient pu la préserver (2), pour l'accabler, à moins de frais et plus sûrement, sous le fardeau d'une paix hostile.

(1) Discours prononcé par S. Ex. M. le duc de Richelieu, président du Conseil des Ministres, â la Chambre des Députés, le 20 Novembre 1815, en présentant le Traité de Paris, signé le même jour.

(2) Considérant du Traité.

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