‹ La coalition et la FranceChapitre 6 sur 44 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Conditions du Traité.

Ayant reconnu qu'une indemnité était due aux puissances, et qu'elle ne pouvait être ni toute territoriale, ni toute pécuniaire, sans porter atteinte à ïun ou Vautre des intérêts essentiels de la France, et quil serait plus convenable de combiner les deux modes, de manière à prévenir ces deux inconvéniens, LL. MM. IL et RR. adoptèrent cette base de leurs transactions. (I)

En conséquence, sept cent millions furent exigés du peuple français, et bien que, pour concourir autant que possible à tout ce qui devait satisfaire S. M, le Roi de France, et soulager ses sujets (2),

(1) Considérant du Traité.

(Q) Art. Il de la Convention conclue en conformité de l'art, à du Traité.

les puissances a/liées eussent consenti à ce qu'il ne fût payé aucun intérêt, pendant le délai de cinq années accord^ four le paiement (l), cette indemnité jointe aux dépenses de l'armée étrangère (2), présenta un total de quinze cents millions.

Ajoutez les milliards dus en outre à l'Europe, pour lui rembourser toutes les cartouches de vingt-cinq ans de guerre, et tous les dommages de vingt-cinq ans de désastres. (S)

(1) Art. 7 de la Convention conclue en conformité de l'art. 4 du Traité.

(2) Le budget porte à lô'O millions lVnt retien annuel des cent cinquante mille hommes; c'est-à-dire, qu'il n'est pas un soldat allié qui ne coûte à la France plus qu'un officier français.

(3) Ceci est à !a lettre, bien qu'on ne paraisse généralement croire l'Etat chargé que de l'indemnité des 700 millions. Afin de connaître toute l'énormité du faix, il faut lire les Conventions annexées au Traité principal; elles seront pour la posîéiiié un monument curieux : rien de semblable ne se rencontre dan* les annales de la diplomatie.

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