SCENE XVIÏ
LES MÊMES, JUDAS, puis LA MÈRE MARTEL et ADÉLAÏDE.
JUDAS, accourant.
Qu'est ce que vous faites donc là?. . . je vous croyais à la besogne.
ISIDORE , vv entent.
Justement, voilà le clampin qui vous met en avant.
JUDAS
Qu'est-ce que c'est?
ISIDORE, saisissant Judas.
Eh bien ! oui, je vous attaque corps à corps. . .
COLIGNON, faisant ranger le monde, (onime si Isidore et Judas allaient se battre.
Faites de la place !
ISIDORE
Vous semez la zizanie , les pièces cent-sous , et personne ne vous connaît.
MARTEL
Si, il s'est battu dans les trois jours.
ISIDORE
C'est lui qui le dit. . . Où était-il?
JUDAS , avec aplomb.
Partout. . . A Babylone !
ISIDORE
Pas vrai ! j' t'y ai pas vu.
JUDAS
Au Louvre !
MARTEL
Ail ! j'y étais , et j' te connais pas.
JUDAS , .s'<? troublant.
Ah ! c'est que dans ce moment là je prenais les Tuileries. . .
COLIGNOÎT.
Prenez garde , mon cher , je suis le cent trente-deuxième qu'est entré le premier aux Tuileries, et j' n'ai pas souvenir, . .
LE GARÇON MARCHAND DE VIN, perçnnf la f 01 de.
V crois hien. . . il était cacbé dans la cave du bourgeois, au fond d'un tonneau . . .
COLIGNON.
Au fond d'un tonneau ! . . . alors, il a fui !.. .
TOUS
C'est un mouchard I
ISIDORE
11 a les mains propres !
COLIGNON.
Ne lui faites pas de mal. . . Qu'on l'arrête et qu'on le fouille ... ( On le prend au collet. )
MARTEL
Tenez bien. . .
( Judas se haïsse ; la veste leur reste en deux dans les mains ; il se snuue à toutes jambes. — On veut le poursuivre. — Mouvement, — On entend la niarch^ suivante. )