CHOEUR
AIR : Je suis le petit tambour.
Amis , chacun à son tour , Doit veiller sur la capitale. . .
Que la garde nationale Soit h son poste nuit et jour.
Coalition.
BERNARD , au milieu des oui^riers.
Eh Lien! eh bien! mes cnfans , qu'est-ce qu'il y a?. . . pourquoi ce tumulte ?
MÈRE MARTEL
Tiens, c'est monsieur Bernard, qui commande la patrouille.
COLIGNON , à un garde.
Vous êtes donc de garde aujourd'hui, monsieur Clairet?. . . ( Aux autres. ) Je 1' connais , c'est notre épicier. . . bon enfant !
BEBNARD.
Qu'est-ce qu'il y a eu?. . . Est-ce que nous voulions faire du tapage, nous autres?
COLIGNON.
Nous ? . . . ( yf nd-j'oix. ) C'est pas ça , capitaine , il y en a qui voulaient se soulever j maïs nous e'tions là . . . nous les avons empêches . . .
MARTEL
Oui , c'est un drôle qu'est venu nous subtiliser.
COLIGNON.
Mais nous tenons sa de'froque. . .
ISIDORE
JN'ous allons savoir qui c'est.
MARTEL
Faut voir ce qu'il avait dans l'âme !
COLIGNON.
Et dans les poches !
MARTEL, tirant un liure.
l^raite' de la Pe'nilence !
ISIDOKB ,Jbuillan/ dans l' autre poche.
Et des placards ! . . . Ah I . . .
MARTEL
Il ne faut plus demander ce qu'il était . . .
TOUS
Le misérable !