‹ La cocaïne en chirurgie (volume 2)Chapitre 16 sur 53 · TETE ET COU · texte numérisé non relu

TETE ET COU

névrose plantaire rétractée; il suffit d'injecter sous la peau, entre elle et la lame fibreuse, une traînée de cocaïne et d'en attendre cinq ou six minutes Pefifet analgésiant ; le ténotome, insinué sous les téguments, la coupe sans éveiller la moindre souff'rance. Nous n'avons pas opéré de section de sterno-mastoïdiens rétractés dans les torticolis ; mais, ici encore, l'analgésie rendrait de réels services.

De même pour les ténorrhaphies ; l'incision cutanée sera plus ou moins longue pour permettre la recherche des bouts qui, après leur rupture, se sont retirés de leur gaine. La technique de cette incision est connue ; nous n'y revenons pas ; les deux bouts sont retrouvés et mis au contact, facilement ou difficilement, puis avivés et suturés avec un fil de soie fin. Même technique pour les neurorrhapMes ; même incision de la peau et même avivement, avec cette différence que l'avivement du bout central du nerf provoquerait sans doute une vive douleur, si on n'injectait, sous le névrilème, un peu au-dessus du point où aura lieu la section, une petite quantité de solution cocainique.

Page 1