ANÉVRISMES
révèle si ces conditions existent : on soulève le membre inférieur au-dessus du plan du lit, et les varices se vident ; on comprime la saphène interne au-dessus des condyles du fémur et l'on abaisse le membre ; si alors on cesse la compression de la veine et si, immédiatement, les varices deviennent turgescentes, c'est que le sang a reflué du cœur vers les racines de la saphène, c'est que les valvules sont insuffisantes, et l'opération est indiquée.
A la face interne et un peu postérieure de la cuisse, incision le long de la saphène interne, le plus souvent sensible par une coloration brunâtre de la peau, un léger relief ou même des bosselures ; on fait dans l'épaisseur du derme, une traînée analgésique de 10 à 12 centimètres. Dans les délais exigés, on incise la peau et l'on arrive sur la veine, dont l'isolement se fait sans injections nouvelles ; si cependant, ce que nous n'avons jamais observé, le patient éprouvait quelques souffrances, une injection pourrait être faite légèrement sous la veine, au niveau des points extrêmes où l'on doit placer les deux ligatures entre lesquelles sera excisé le segment veineux que détachent quelques coups de ciseau. Il arrive d'ouvrir quelques collatérales que l'on lie si elles menacent de donner du sang.
L'extirpation d'un anévrisme artériel ou artériO'Veineux est faisable à la cocaïne lorsque
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la tumeur est à la fois superficielle et petite, conditions que nous avons observées à l'avantbras, au coude et au bras. Il en serait de même au pied et à la face ; le cas rentrerait alors dans la catégorie de ces tumeurs sous-cutanées toutes justiciables, lorsqu'elles ne sont pas exceptionnellement volumineuses, de l'analgésie par la cocaïne. La technique rappelle trait pour trait celle de l'extirpation du segment variqueux de la sapbène ; traînée analgésique de la peau dépassant en haut et eu bas les limites de l'anévrisme, isolement de la tumeur par dissection, double ligature de l'artère, au-dessus et au-dessous du point où commence et où finit le sac, ablation de la poche et ligature des collatérales, s'il y a lieu.
La ténotomie est du domaine de l'anesthésie cocaïnique, et nous n'avons pas à décrire une opération qui change suivant les tendons et la région où l'on intervient. Mais rien ne sera plus facile que de créer une plaque analgésiée au point où le ténotome devra perforer la peau, et de déposer une traînée d'alcaloïde dans la gaîne du tissu cellulaire qui enveloppe le tendon. Nous parlons des adolescents ou des adultes, car l'indocilité des enfants et leur frayeur irraisonnée ne permettent pas, chez eux, d'user de la cocaïne.
Rien n'est plus facile encore que les sections sous-cutanées des aponévroses, et, dans nombre de pieds-bots, nous avons pu analgésier l'apo-