HERNIE OMBILICALE
sans que l'analgésie disparaisse. En général, lorsque, l'intervention terminée, on pratique la suture de la peau, elle se fait sans douleur, bien qu'une demi-heure à peu près se soit écoulée depuis la première injection. Une fois, et pour un triple sac à diverticules superposés, c'est au bout d'une heure seulement que j'ai passé l'aiguille de Keverdin pour unir les lèvres de la plaie tégumentaire ; à chaque piqûre, le patient sentait l'instrument perforer la peau, mais sans en éprouver de souffrance. Jamais, dans aucune de mes opérations, quelle qu'en fût la durée, je n'ai dû insensibiliser à nouveau les tissus.
La cure radicale d'une hernie ombilicale, pour peu que son volume soit médiocre, est plus simple encore. Traînée analgésique sur la ligne médiane au-dessus et au-dessous de l'ombilic, au niveau duquel la ligne bifurque pour circonscrire cette cicatrice congénitale que l'on excisera plus ou moins largement suivant que la peau en est plus ou moins distendue ; au-dessous, on trouve le sac qu'on dissèque, on en extirpe l'épiploon, on en suture le collet par des points séparés ou par un fil circulaire, et l'on résèque. Il reste à reconstituer les parois ; les gaines musculaires à droite et à gauche de l'incision ont été anesthésiées par quelques injections de cocaïne ; aussi peut- on faire à leur niveau deux ou trois