‹ La cocaïne en chirurgie (volume 2)Chapitre 27 sur 53 · ANUS ARTIFICIEL · texte numérisé non relu

ANUS ARTIFICIEL

plans de suture superposés de façon à constituer sur la ligne médiane un faisceau résistant de muscles et de tissus fibreux.

C'est à la cocaïne que j'ai recours pour la création d'un anus iliaque. Traînée analgésique de 7 centimètres à un travers de doigt au-dessus de l'arcade crurale et parallèlement à cette arcade; son extrémité s'arrête à 3 centimètres environ en dedans de l'épine iliaque antérieure et supérieure ; la peau est sectionnée et l'on voit les fibres brillantes de l'aponévrose du grand oblique : on insinue au-dessous l'aiguille et l'on pousse le contenu de deux ou trois seringues de Pravaz dans les muscles sous-jacents ; on coupe l'aponévrose, on coupe les muscles et on arrive sur le péritoine que l'on incise. Presque toujours un appendice épiploïque sort par l'orifice et trahit l'S iliaque dont on attire une anse au dehors. Je me contente alors de traverser le méso de cette anse par une baguette rigide qui s'opposera à sa réduction dans le ventre et l'opération est terminée.

En effet, des adhérences se formeront entre cette anse herniée et le pourtour de l'incision du péritoine pariétal, au travers de laquelle elle passe. Au bout de trois ou quatre jours ces adhérences sont suffisantes pour s'opposer à la filtration des matières de l'extérieur dans la cavité péritonéale ; une inoculation de la séreuse n'est

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