‹ La cocaïne en chirurgie (volume 2)Chapitre 39 sur 53 · AMPUTATION DU BRAS · texte numérisé non relu

AMPUTATION DU BRAS

trois ans et, sur ce point, ma conviction est faite : je crois que les affaiblis supportent mieux, ou moins mal, la cocaïne que le chloroforme.

J'ai pratiqué, avec le même succès, une amputation au tiers moyen du bras gauche pour une ostéo- arthrite du coude. La dose de cocaïne injecté a été de 19 centigrammes, la peau à elle seule en a absorbé 9; les muscles 7, les nerfs radial, cubital et médian, chacun 1. L'opération a été longue, car je ne voulais pas remuer le coude, très douloureux ; elle n'était terminée qu'au bout de quarante minutes; mais du moins le malade n'a pas accusé la moindre souffrance, à peine un léger élancement lorsque j'ai coupé d'un coup de ciseau les gros troncs nerveux, analgésies du reste par une injection particulière. La douleur a été plus nette lorsque le bistouri a touché le musculo-cutané dont j'avais négligé de ui'occuper spécialement. Nous avons scié la diaphyse sans que le malade éprouvât de la douleur; il en a été de même pour la suture des lèvres de la plaie.

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