‹ La cocaïne en chirurgie (volume 2)Chapitre 46 sur 53 · HYDROCÈLE · texte numérisé non relu

HYDROCÈLE

conserver un tampon vaginal imbibé de cocaïne dont le contact a une influence désastreuse sur la sensibilité du gland. On cite des cas où Pérection est tombée sur le champ. La muqueuse des organes génitaux est assez anesthésiée pour qu'on puisse exciser les kystes des petites lèvres et les végétations du méat, cautériser, dilater et réparer le col utérin, cureter la matrice, aviver et suturer une fistule vésico-vaginale.

Nous avons parlé, dans un autre chapitre, des opérations sur le gland et l'urèthre, et en particulier de l'urèthrotomie interne. Nous pourrions ajouter quelques interventions sur la vessie. A l'aide de l'injection dans le réservoir urinaire de quelques grammes, 10 ou 15 tout au plus de solution à 1%, on insensibilise assez la muqueuse pour permettre aisément la recherche des corps étrangers, pour reconnaître l'existence d'un calcul, pour introduire les lithotriteurs et pour morceler la pierre.

Les propriétés analgésiques de la cocaïne s'exercent aussi sur les séreuses et déjà, à piopos de la cure radicale de la hernie et de la taille des articulations, nous avons montré que le péritoine et la synoviale deviennent insensibles au contact de l'alcaloïde. Il en est de même pour la vaginale et on en fait bénéficier le patient pour V opération de Vhydrocële. Chacun sait combien

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est douloureuse Papplication de la teinture d'iode sur la séreuse ; la soufirance est si vive qu'elle a parfois provoqué la syncope, mais^ et Périer l'a montré le premier^ la cocaïne mettra fin à ces tortures. Les procédés varient : une demi-heure ou une heure, avant d'évacuer le liquide, on peut injecter dans la séreuse^ quelques seringues de Pravaz d'une solution faible; on peut encore, — et, eu vérité, c'est là le procédé de choix, — après avoir ponctionné l'hydrocèle, faire pénétrer dans la vaginale 10 grammes d'eau distillée contenant 10 centigrammes d'alcaloïde; on malaxe doucement le scrotum, puis au bout de cinq minutes, on injecte la teinture d'iode.

Après Périer, J. Championnière, S. Duplay, F. Guyon, Segond, Trélat, nous-même, il n'est guère de chirurgien qui n'ait eu recours à ce mode d'emploi de la cocaïne. Les résultats en sont excellents; le plus souvent, l'anesthésie est complète; mais parfois le patient accuse une sensation de chaleur qui, du reste, ne va jamais jusqu'à la souffrance. Nous généralisons cette méthode et l'employons toutes les fois qu'il faut projeter une injection d'iode : dans les kystes séreux du cou, par exemple, dans les kystes spermatiqiies et dans les kystes du cordon. Ici, encore, nous avons constaté le sommeil absolu de la douleur. Il en est de même 'pour les syno-

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