‹ La cocaïne en chirurgie (volume 2)Chapitre 51 sur 53 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

extirpation de lipomes, d'hygromas, de ganglions inguinanx; d'épithéliomas de la lèvre inférieure, amputations de la mamelle, cure radicale de Thydrocèle, colpo-périnéorrhaphieS; il a pratiqué une néphropexie, intervention qui me semble délicate, et un Estlander que je n'oserais aborder sans chloroforme, pour peu qu'il y eût plus de deux ou trois segments de côte à réséquer.

Du moins je terminerai en disant: nous usons de la cocaïne depuis huit ans, et, à l'aide de la cocaïne, nous avons pratiqué plus de trois mille interventions chirurgicales courtes ou longues, simples ou délicates, dans presque tous les organes, sur des individus de tout sexe, de tout âge et de toute constitution : jamais nous n'avons vu d'accident de quelque gravité; toujours, à la seule condition d'administrer correctement la substance, l'insensibilité a été absolue, le patient n'a ressenti aucune douleur. Aussi, devons-nous conclure que l'on peut, sans danger, faire pénétrer dans l'organisme des doses relativement élevées d'alcaloïde, et déterminer, en surface et en profondeur, une analgésie assez complète et assez étendue pour que, dans un grand nombre de cas, la cocaïne doive être substituée au chloroforme.

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