‹ La cocaïne en chirurgieChapitre 16 sur 79 · TUMEURS DE LA PAROTIDE · texte numérisé non relu

TUMEURS DE LA PAROTIDE

sique dessinant un volet postérieur dont la ligne d'incision passe au-devant de l'oreille pour que la cicatrice s’en dissimule plus tard dans le sillon naturel qui existe en ce point. Au bout de 5 minutes, je dissèque ce volet cutané qui met à nu la moitié postérieure de la tumeur : je la saisis avec une érigne et je tire à moi; elle résiste aux tractions et je dois, à petits coups de bistouri, couper les tractus qui la retiennent. Bientôt celte dissection, dans cette zone antérieure et profonde que n'a pas anesthésiée ma traînée poslérieure et superficielle, menace de devenir douloureuse ; je fais alors, entre peau et tumeur, quelques injections qui me permettent d’extirper sans souffrance la masse sarcomateuse.

Je n’érigerai pas en règle générale l’analgésie cocaïnique pour ces lumeurs de la parotide; pour peu qu'elles soient volumineuses, les difficultés seraient grandes; la région est très vasculaire dans la profondeur, puis il faut chercher et ménager le nerf facial dont la section est loin d’être indifférente; cette dissection minutieuse réclame une immobilité absolue que pourrait troubler un coup de bistouri en tissu mal anesthésié. D'habitude, donc, et sauf pour les tumeurs petites, je conseille le chloroforme à moins que quelques considérations spéciales , faiblesse extrême, emphysème, bronchite, maladie de cœur, ne viennent en contre-indiquer l'emploi.

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