DÉSARTICULATION D'UN DOIGT
sur la tête déviée et débordante du métatarsien ; le gros orleil se réduit ; suture profonde du périoste et du tissu fibreux périarticulaire, suture superficietle des téguments et pansement compressif. Je ne saurais trop recommander celte intervention. :
La désarticulation d’un doigt avec le métacarpien correspondant où d’un orteil avec son métalarsien est une opération plus compliquée, mais que l’on pratique aussi sous l’analgésie cocaïnique. La première partie de l’intervention rappelle point par point l’amputalion du doigt; mais comme on n’a pas à ouvrir la jointure métacarpo ou métatarso-phalangienne, il est inutile de pousser une injeclion cocaïnique dans la synoviale. Puis la queue de La raquette primitive sera allongée démesurément et devra remonter sur le dos de la main jusqu’au carpe ou au tarse le long de la saillie du métacarpien ou du métatarsien. La peau coupée, il faudra, en dehors et en dedans de l’os, faire, au ras du périoste, sous le périoste si on croit pouvoir détacher l'os de sa gaîne, une injection de cocaïne pour anesthésier la région profonde, ainsi que dans la jointure carpo-métacarpienne pour rendre la désarticulation indolore.