‹ La cocaïne en chirurgieChapitre 21 sur 79 · Ligatures · texte numérisé non relu

Ligatures

Extirpation des segments variqueux.

Ténorrhaphie. Neurorrhaphie.

Rien n’est plus facile que la Zigature d'une artère sous l’anesthésie locale, à condition que le vaisseau soit superficiel. Aussi, ne doit-on avoir recours à la cocaïne que pour la pédieuse, la fémorale au pli de l’aine, la radiale, la cubitale et l’humérale, la faciale et la temporale.

Le manuel est simple : selon la ligne indiquée dans nos traités, et sur une étendue de 5 à 12 centimètres, on fera une injection traçante dans l'épaisseur du derme ; la peau incisée, et tout en suivant les points de repère, on arrivera sur l’aponévrose que l’on incisera après l’avoir insensibilisée par une injection nouvelle. L'artère est à découvert : au niveau du point que doit étreindre le fil, on injecte sur les bords du vaisseau, à fleur de gaîne pour ainsi dire, une petite quantité d'alcaloïde et l’on procède à la dénudation.

Même technique pour la Zigature des veines, l’excision d'un segment de la saphène interne dans les varices du membre inférieur. Pour que cette intervention soit utile, il faut que les valvules de la veine soient détruites, de telle sorte que la colonne sanguine, non soutenue, pèse sur les dernières ramifications vasculaires et s'oppose à la progression du sang. Une manœuvre simple

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révèle si ces conditions existent : on soulève le membre inférieur au-dessus du plan du lit, et les varices se vident; on comprime la saphène interne au dessus des condyles du fémur et l’on abaisse le membre ; si alors on cesse la compression de la veine et si, immédiatement, les varices deviennent turgescentes, c’est que le sang a reflué du cœur vers les racines de la saphène, c'est que les valvules sont insuffisantes et l’opération est indiquée.

A la face interne et un peu postérieure de la cuisse, incision le long de la saphène interne, le plus souvent sensible par une coloration brunätre de la peau, un léger relief ou même des bosselures ; on fait, dans l’épaisseur du derme, une traînée analgésique de 10 à 12 centimètres. Dans les délais exigés, on incise la peau et l’on arrive sur la veine dont l'isolement se fait sans injections nouvelles; si cependant, ce que nous n'avons jamais observé, le patient éprouvait quelques souffrances, une injection pourrait être faite légèrement sous la veine, au niveau des points extrèmes où l’on doit placer les deux ligatures entre lesquelles sera excisé le segment veirneux que détachent quelques coups de ciseau. Il arrive d'ouvrir quelques collatérales que l’on lie si elles menacent de donner du sang.

L’extirpation d’un anévrysme artériel ou artério-veineux est faisable à la cocaïne lorsque

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Ja tumeur est à la fois superficielle et petite, conditions que nous avons observées à l’avantbras, au coude et au bras. Il en serait de même au pied et à la face ; le cas rentrerait alors dans la catégorie de ces tumeurs sous-cutanées toutes justiciables, lorsqu'elles ne sont pas exceplionnellement volumineuses, de l’analgésie par ka cocaïne. La technique rappelle trait pour trait celle de l’extirpation du segment variqueux de la saphène : trainée analgésique de la peau dépassant en haut et en bas les limites de l’anévrysme, isolement de la tumeur par dissection, double ligature de l’artère, au-dessus et au-dessous du point où commence et où finit lesac, ablation de la poche et ligature des collatérales, s’il y a lieu. La {énotomie est du domaine de l’anesthésie cocaïnique, et nous n’avons pas à décrire une opération qui change suivant les tendons et la région où l’on intervient. Mais rien ne sera plus facile que de créer une plaque analgésiée au point où le ténotome devra perforer la peau et de déposer une traînée d'alcaloïde dans la gaîne du tissu cellulaire qui enveloppe le tendon. Nous parlons des adolescents ou des adultes, car l’indocilité des enfants et leur frayeur irraisonnée ne permettent pas, chez eux, d’user de la cocaïne. Rien n’est plus facile encore que les sections sous-cutanées des aponévroses, et, dans nombre de pieds-bots, nous avons pu analgésier l’apo-

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