‹ La cocaïne en chirurgieChapitre 29 sur 79 · CURE RADICALE DE HERNIE · texte numérisé non relu

CURE RADICALE DE HERNIE

l'isole, en disséquant « au plus près », de facon à ne conserver qu’un mince feuillet de la séreuse ; on évite ainsi d'ouvrir les vaisseaux du cordon et le canal déférent; si, en certains points, il existe des adhérences dont la dissection serait douloureuse, — ce cas est rare — on injecte, à leur niveau, un peu de cocaïne. Lorsque le sac est isolé jusqu’en haut, on injecte dans son intérieur, et avant de l'ouvrir, le contenu d’une ou deux seringues de Pravaz, pour anesthésier le péritoine, l’épiploon et les anses intestinales ; le sac est incisé et l’on pratique la réduction. Je lie le sac, puis je le résèque au-dessous du lien ; il ne reste qu’à suturer à fils perdus, et à points serrés et solides, d’abord les muscles, puis lPaponévrose du grand oblique. Je constitue ainsi des fibres arciformes qui oblitèrent le trajet jusqu'à son orifice externe dorénavant juste assez large pour laisser passer le cordon spermatique, et la paroi reprend la résistance qu’elle avait perdue. On suture la peau et l’opération est terminée.

La quantité de cocaïne varie suivant la longueur des incisions, l'embonpoint du malade, l'étendue du sac, ses adhérences aux tissus voisins, à l'intestin et à l'épiploon. Dans un cas récent, trois injections d’une solution à 1 !°/, m'ont suffi; mais j'ai dû parfois aller jusqu'à 15 centigrammes; d'ordinaire, de 7 à 9 sont assez. L'opération peut durer longtemps

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