‹ La cocaïne en chirurgieChapitre 34 sur 79 · FISTULE ANALE · texte numérisé non relu

FISTULE ANALE

muqueuse; mais ceux qui restent sont cachés sous les replis de la muqueuse boursouflée et leur extraction provoque une souffrance que j'évite.

Je serai bref sur le traitement des fistules anales. Je n'ai recours à la cocaïne que pour les fistules à trajet unique, les plus fréquentes d’ailleurs. On introduit dans le trajet sphinctérien un tampon, gros comme un pois, de ouate hydrophile, imbibée dans la cocaïne; puis un deuxième un peu plus gros, puis un (roisième ; on détermine le point où la fistule s'ouvre à l'extérieur et, autour, on fait une injection de cocaïne; on en fait une autre dans le pont culané qui va de l'orifice à la muqueuse et enfin une dernière, profondément, le long du trajet présumé de la fistule, mais en dehors de cette fistule. On attend cinq minutes, on enfonce la sonde cannelée que l’on fait ressortir -par l’orifice muqueux de la fistule, ou mieux au point le plus élevé du décollement de celte muqueuse que l'on perfore ; on saisit avec le doigt le bec de la sonde cannelée, on l'attire à l'extérieur et l'on coupe au thermo-cautère le pont de tissus chargé sur la sonde. Il reste à cautériser le trajet calleux de la fistule ainsi mis à nu, et cette cautérisalion se fait sans douleur, grâce à l'injection cocaïnique dont nous avons parlé en dernier lieu, celle que l’on fait le long et en dehors du trajet présumé de la fistule,

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