CASTRATION
pons les kystes de lépididyme et les kystes du cordon. La traînée analgésique se fait tout le long de la tumeur ; on coupe la peau avee une eirconspection extrême, car les éléments du cordon, souvent dissociés par le développement du kyste, sont épars et dans des positions anormales, de telle sorte que le bistouri ou les ciseaux pour- raient les entamer. Le mieux est d’ouvrir la poche et de la disséquer en utilisant la transparence de la paroi, lransparence telle que les moindres vaisseaux sanguins, les nerfs, le canal s’y dessinent avec netteté : il faudrait pour les sectionner, une véritable maladresse.
Dans certains cas de fumeurs malignes et de désorganisation complète de la glande par la tuberculose, on à recours à la castralion. C'est une opération simple : on fait une trainée analgésique en forme de raquette dont la queue part de l’anneau inguinal externe, se dirige en bas, contourne le serotum en arrière et remonte vers Le canal inguinal. Il faut bien jalonner le trajet de laiguille, ear ici la peau est mobile et lon pourrait porter le bistourt hors de la ligne insensibilisée, Avant de prendre Finstrument tranchant je fais, avec précaution, à cause des veines qu'on y rencontre, l'injeetion du contenu de ma seringue dans l’épaisseur du cordon spermatique, juste au-dessus du point où je dois plus tard étreindre et sectionner ce cor-
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don. Cette manœuvre a un double avantage ; d’abord elle rend indolore cette ligature et cette suture, et puis elle agit à la manière du procédé de Krogiuset anesthésie au loin les tissus, ce qui aide à la séparation de la glande. On commence l'opération ; on incise suivant la raquette tracée ; on dissèque en arrière pour isoler le testicule, qui n’est plus retenu que par le cordon, au niveau du point où il émerge du trajet inguinal, là où l’on a injecté le contenu d’une seringue de Pravaz, ou mieux quelques millimètres au-dessous, on pralique sa ligature et sa seclion, sans que le malade éprouve la moindre douleur. La présence de plexus veineux souvent énormes nécessite quelques soins pour éviter que l'injection ne pénètre dans ces vaisseaux. Aussi étalons-nous le cordon sur notre doigt, puis nous enfoncons l'aiguille dans son épaisseur, et c’est en la retirant que nous faisons notre injection rétrograde. Le testicule enlevé, on fait l’hémostase des quelques vaisseaux de la paroi et la suture des deux lèvres du serotum.
Lorsque la tuberculose n’a envahi que l’épididyme en respectant le testicule, on peut enlever la seule partie malade ; après Humbert j'ai pratiqué cette épididectomie, opération excellente en ce qu'elle laisse le testicule dans les bourses, bénéfice flalteur pour le malade. Un aide prend le scrotum et le tend sur la masse morbide; à ce
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niveau on fait une traînée analgésique sous la peau et l'on met à nu le foyer épididymaire ; on le dissèque en épargnant les vaisseaux du cordon; onextirpe tousles tissusaltérés, et, lorsque la plaie est nette,on procède à une hémostase régulière ; puis on suture les lèvres de l’incision et si toute la néoplasie tubereuleuse a été enlevée, on peut compler sur une cicatrisation rapide.
L’analgésie pour l’orchidopexie dans l’ectopie testiculaire est une opération plus compliquée et les injections doivent aller de l’orifice externe du trajet inguinal au fond des bourses ; la peau insensibilisée, il faut songer aux couches profondes, aux tissus fibreux qui retiennent la glande dans sa posilion vicieuse; elle doit être disséquée, libérée, mobilisée, pour être amenée et fixée jusqu’au fond des bourses. Une seule fois nous avons pratiqué cette opération à la cocaïne ; notre technique n’est donc pas bien réglée, mais elle nous a paru ne présenter aucune difficulté sérieuse dans une région où l’opération la plus radicale, la castration, se fait si simplement. | | Nous ne parlerons de l’extirpation d'aucune tumeur superficielle de la région périnéo-scrotale, car la technique de leur analgésie à été étudiée à propos de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané ; nous laissons aussi les fistules prostato-périnéales dont nous avons pu, deux
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fois, extirper très facilement le trajet insenstbilisé par la cocaïne. Je voudrais dire seulement un mot d'un kyste dermoïde canalieulaire dont Darrier et moi avons publié les premiers exemples et qui se développe sur le raphée-médian, de la commissure antérieure de l'anus à la racine du scrotum et parfois même jusqu'au prépuce.
Dans mon cas, je pus faire Fexeision de cette tumeur allongée, renflée à son centre, mince, effilée à ses extrémités, et du diamètre d'une plume de corbeau. |