AMPUTATION DU BRAS
genou ; le bistouri incise le tégument à ce niveau et tombe sur le foyer de la fracture; l'arliculation pleine de caillots sanguins est évacuée, les deux fragments de l’os sont rapprochés et maintenus éiro tement juxlaposés par un fil d'argent de gros calibre; les franges du tissu fibreux de la surface extérieure de la rotule sont réunies audessus du trait de fracture par des points de suture séparés ; 1l ne reste qu’à coudre la peau et appliquer sur la région un pansement compressif et élastique. Le résultat fut parfait; notre opéré posait le pied à terre au douzième jour, et reprenait ses occupalions habituelles au trentième. Enfin, nous avons praliqué à la cocaïne deux opéralions considérées comme ressortissant à la seule anesthésie générale : une amputation de l'avant-bras et une amputation du bras. Pour l'avant-bras, la dose tolale de cocaïne injeclée ne dépassa pas 15 cenligrammes. La pointe de l'aiguille traça, dans la peau, le double lambeau que devait tailler notre bistouri; ensuite, une injection fut faite, en avant et en arrière, dans la masse musculaire, puis dans les nerfs principaux mis à nu; enfin, sous le périoste du radius et du cubilus. Il nous fallait une indication particulière pour recourir à la cocaïne dans une opéralion qui doit rester dans le domaine du chloroforme : notre malade était cachectisé par une suppuralion profonde ; ilavait quatre-vingt