PLAIES DOULOUREUSES
soulevé par une collection purulente ; mais si l’abcès est ouvert, l’effet de l'injection est nul ; elle agit encore, mais peu, lorsque la gencive est décollée sans être perforée. Il faut bien déterminer quelle est la dent malade et c’est, dans la profondeur, au niveau de sa racine, que l'injecion doit être portée.
Voici une application inédite de la cocaïne qui m'a rendu grand service : un jeune homme se casse la jambe au-dessus des condyles; il est dans la rue et l’on veut le transporter dans sa chambre située à un cinquième étage; chaque. mouvement arrache des cris au blessé. Je pousse dans le foyer de la fracture, avec de grandes minuties au point de vue antiseplique, le contenu de deux seringues de Pravaz d’une solution au centième ; immédiatement les douleurs sponlanées et provoquées se calment ; elles disparaisssent au point que le transport se fait sans réveiller la moindre souffrance. Il m'est même loisible de malaxer le foyer de la fracture, de réduire les fragments et d'appliquer un appareil plâtré, manœuvres qui durèrent près d’une demi-heure, à l'expiration de laquelle l’insensibilité était encore parfaile.
C’est avec un pansement à la cocaïne que nous traitons les plaies et les ulcéralions douloureuses ; à la suile de certaines coupures, au doigt, à la main, au pied, les souffrances qu'a