Quelques autres applications de la cocaïne
Dans les longs chapitres qui précèdent, les injections ou les applications de cocaïne n’ont qu'un but : insensibiliser les tissus, peau, muqueuses ou séreuses, pour permetire d’y porter le bistouri ou le cautère sans provoquer de douleur. Mais il est des cas où l'on peut recourir à l’alcaloïde en cherchant à atteindre un autre résultat que l’analgésie opératoire : on peut, grâce à lui, conjurer ou modérer certaines crises douloureuses, amorlir certains réflexes, modifier cer-. tains tissus altérés ou tarir certaines hémorrha- | gies.
Il est des névralgies que peut calmer l’applicalion de la cocaïne ; nous avons parlé des souffrances atroces du vaginisme et de la fissure à l'anus; un badigeonnage à la cocaïne suffit souvent pour les arrêter. Une injection de 1 cenligramme a pu, dans une révralyie sus-orbilaire, conjurer la douleur et plusieurs fois le même résullat a été obtenu par nous pour des « rages de dents ». Nous avons loujours réussi lorsque le périoste alvéolo-dentaire n’était pas