‹ La cocaïne en chirurgieChapitre 55 sur 79 · HÉMORRHAGIE NASALE · texte numérisé non relu

HÉMORRHAGIE NASALE

pelit tampon de ouate hydrophile imbibé de cocaïne ; la technique est des plus primilives ; on roule une boulette de ouate, de la grosseur d'un pois, on l’humecte dans la solulion faible et on la porte dans la narine aussi haut que possible. Je n'ai pas vu d’épistaxis résister à ce trailement. Je me rappelle un concierge du lycée Monlaigne qui, au cours d'une néphrite chronique, était pris à chaque instant d’un saignement de nez qui avait nécessité un tamponnement quasipermanent. Les caillots emprisonnés exhalaient une odeur repoussante, le pharynx s’ulcérait ; j'enlève les tampons, l’hémorrhagie recommence, mais s’arrêle sous l’influence de la cocaïne. Cinq fois dans les jours qui suivirent l’épislaxis reparut, mais pour être « jugulée » soudain par ce moyen si simple.

Je pourrais citer un grand nombre d'exemples semblables, et,entre autres, celui d’une dame qui m'arrivait € tamponnée » de Hollande; le sang débordait dès qu’on enlevait les bourdonnets. Aussi malgré la gène excessive qu'ils provoquaient, la patiente ne me permit qu'avec angoisse de les enlever. L'hémorrhagie recommence ; je l’arrèle. et la malade apprit à conjurer chaque nouvelle menace. À ceux — et les cas n'en sont pas rares dans l’adolescence — chez qui ces saignements de nez surviennent à tout prélexte, je conseille d’avoir en permanence sous

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