SCÈNE XVII
BOURICHE, ZOÉ, Les Ouvrières, puis LA MAZETTE, puis MADAME FRIVOLET, ROBICHON, MARIE-LOUISE et JEAN
toutes, sur la gifle.
Touché !
BouRictfE, descendant N° i .
Quelle poigne ! j'en ai vu trente-six marmites !
zoé, venant N° 2 .
Ben, mon vieux, qu'est-ce que vous prenez avec ça ?
BOURICHE, se tenant la joue.
Un bock ! Bien tassé.
la mazette, paraissant au fond. Il est en uniforme de gestionnaire de la Croix- Rouge.
Mesdemoiselles, je viens vous faire mes adieux. Je suis nommé gestionnaire civil de la Croix-Rouge.
ZOÉ
Vous nous plaquez ?
(Dès leur entrée, pendant ces dernières répliques, les ouvrières ont enlevé leur chapeau et remis leur tablier.)
LA MAZETTK
Nous nous retrouverons. Dès que vous aurez passé vos examens d'infirmières, je vous prendrai toutes dans la formation que je vais diriger.
TOUTES
Bravo !
LA MAZETTE
Passez la tirelire ! Je. donne cent francs pour le baiser d'adieu à tout l'atelier. (// met un billet dans la tirelire.)
BOURICHE
Je voudrais bien être de la partie...
ZOÉ
Allez-y ! vous, ce sera à l'œil. (Elle embrasse Bouriche puis k passe à une autre ouvrière. Le même mouvement s'exécute en sens inverse avec La Mazette qui se rencontre et s'embrasse avec Bouriche. A ce moment Madame Frivolet et Kobichon paraissent.)
MADAME FRIVOLET et ROBICHON
Oh 1 encore ! (Toutes Us ouvrières regagnent précipitamment leur place.)
bouriche, va se cacher sous la table de droite, face au public. Kobichon, V apercevant, va le prendre par Voreille et le fait sortir. Bouriche, toujours à genoux, lève les mains et crie :
Kamerad! Kamerad!
la mazette, à Madame Frivolet.
Excusez-moi, je venais prendre congé de ces demoiselles.
MADAME FRIVOLET
Quel crampon l
zoé, à Madame Frivolet.
Et quelle moule f
LA MAZETTE, ravi.
Moule, maintenant ! La guerre finie, je fais des folies pour cette enfant !
MADAME FRIVOLET
Appelez Marie-Louise et commençons. (Marie-Louise paraît.)