‹ La cocarde de Mimi-PinsonChapitre 69 sur 77 · JEAN, ROBICHON, MARIE-LOUISE, BOURICHE · texte numérisé non relu

JEAN, ROBICHON, MARIE-LOUISE, BOURICHE

(Jean paraît sur le seuil de l'ambulance, soutenu d'un côté par son père, de l'autre par Marie-Louise. Bouriche avance le fauteuil. Jean a sa vareuse déboutonnée.)

JEAN} encore un peu faible.

Je t'assure, papa, que ça va tout à fait bien, dans une heure, il n'y paraîtra plus. Mais quelle chance de te retrouver ainsi que cette bonne Marie-Louise.

ROBICHON

Ne te fatigue pas, mon garçon.

MARIE-LOUISE

Asseyez-vous, Monsieur Jean.

bouriche, désignant le fauteuil.

Faites a sissite », mon lieutenant.

jean, apercevant Bouriche, après s'être assis. Ah ! c'est toi, mon vieux! Eh bien, tu vois, on est encore là... et un peu... c'est toi qui m'as ramassé ?

BOURICHE

Oui, mon lieutenant, et emporté en courant loin de leurs cochonneries.

jean, lui tendant la main.

Merci !

bouriche, fui serrant la main.

Je vous devais bien ça... car si l'autre jour je n'avais pas... (Marie-Louise le tire par le bras. )Oui, oui, je me comprends.

robichon, qui a vu le geste.

Il faut le laisser se reposer. Je te confie aux soins de ton infirmière. (// entre dans ï auberge.)

bouriche, très fort.

Mademoiselle Marie- Louise, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer.

MARIE-LOUISE

Plus bas, Bouriche, plus bas, notre malade s'assoupit.

bouriche, bas. .

J'ai retrouvé le fétiche.

MARIE-LOUISE

Hein !

BOURICHE

C'est Sophie qui me Ta rapporté.

(// le donne à Marie-Louise.)

MARIE-LOUISE

Brave Sophie !

BOURICHE

Pour sûr alors, qu'elle est brave... c'est une crème que cette fille-là !... Vous ne m'en voulez plus?

marie-louise, considérant le médaillon.

Non, car maintenant, je suis tranquille.

Merci, mam'zelle, merci ! Je vais retrouver Sophie qui me prépare un petit plat léger de gras-double.

{Il sort.)

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