JEAN, ROBICHON, MARIE-LOUISE, BOURICHE
(Jean paraît sur le seuil de l'ambulance, soutenu d'un côté par son père, de l'autre par Marie-Louise. Bouriche avance le fauteuil. Jean a sa vareuse déboutonnée.)
JEAN} encore un peu faible.
Je t'assure, papa, que ça va tout à fait bien, dans une heure, il n'y paraîtra plus. Mais quelle chance de te retrouver ainsi que cette bonne Marie-Louise.
ROBICHON
Ne te fatigue pas, mon garçon.
MARIE-LOUISE
Asseyez-vous, Monsieur Jean.
bouriche, désignant le fauteuil.
Faites a sissite », mon lieutenant.
jean, apercevant Bouriche, après s'être assis. Ah ! c'est toi, mon vieux! Eh bien, tu vois, on est encore là... et un peu... c'est toi qui m'as ramassé ?
BOURICHE
Oui, mon lieutenant, et emporté en courant loin de leurs cochonneries.
jean, lui tendant la main.
Merci !
bouriche, fui serrant la main.
Je vous devais bien ça... car si l'autre jour je n'avais pas... (Marie-Louise le tire par le bras. )Oui, oui, je me comprends.
robichon, qui a vu le geste.
Il faut le laisser se reposer. Je te confie aux soins de ton infirmière. (// entre dans ï auberge.)
bouriche, très fort.
Mademoiselle Marie- Louise, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer.
MARIE-LOUISE
Plus bas, Bouriche, plus bas, notre malade s'assoupit.
bouriche, bas. .
J'ai retrouvé le fétiche.
MARIE-LOUISE
Hein !
BOURICHE
C'est Sophie qui me Ta rapporté.
(// le donne à Marie-Louise.)
MARIE-LOUISE
Brave Sophie !
BOURICHE
Pour sûr alors, qu'elle est brave... c'est une crème que cette fille-là !... Vous ne m'en voulez plus?
marie-louise, considérant le médaillon.
Non, car maintenant, je suis tranquille.
Merci, mam'zelle, merci ! Je vais retrouver Sophie qui me prépare un petit plat léger de gras-double.
{Il sort.)