TABLEAU COMPARÉ DES PROVINCES DE LA COCHINCHINE
Au xvii' siècle.
Quang-binh.
Thoa-hoa.
Cham ou Ciam.
Quang-ngaî.
Qui-phu.
(Appelé aussi PouloCamair par les Portugais.)
Ran-ran.
Royaume de Ciampa
Tributaire de la Cochinchine .
Roy. du Cambodge
Indépendant de la Cochinchine jusqu'en 1660 et comprenant les six provinces actuelles de la colonie. Peu à peu cette partie devient vassale de la Cochinchiue, puis les Annamites s'en emparent et refoulent les Cambodgiens au sud.
Au xviii« siècle.
Dinh-ngaî.
Dinh-tram.
Dinh-cat.
Phu-xuân.
Chàm.
Quang-ngaî.
Qui-nhon.
Pha-rang.
Nha-trang.
Royaume de Ciampa
Tributaire de la Cochinchine.
A partir de 1 720, on trouve mentionnée la province de Don-nai qui comprenait Bien-hoa et Baria.
A mesure que les Gambodgiens reculaient, cette province s'étendit au sud. — Il y avait aussi la principauté de Can-cao (Ha-tien) dont le gouverneur reconnaissait la suzeraineté du roi de Cochinchine.
Au xix» siècle.
Dinh-ngai ou
Ha-tinh.
Quang-binh.
Quang-tri.
Quang-duc.
Quang-nam.
Quang-ngai.
Rinh-dinh.
Phu-yen.
Khanh-hoa ou
Nha-trang.
Rinh-thuân.
. Rien-hoa.
Gia-dinh ouSaïgon.
Dinh-tuong ou
My-tho.
Long-ho ou
Vinh-long.
Ha-tien.
An-giang ou
Chau-doc.
Ces six dernières provinces forment la basse Cociiinchine, et le territoire actuel de notre colonie.
OÏJSERYATIONS SUR LES NOMS DE QUELQUES VILLES DONT IL EST PARLÉ DANS CET OUVRAGE.
Htié, Ea capitale, est appelé Hoa dans les anciennes relations ; Ke-hué, Ke-hoa, par le R. P. de Rhodes. — Les Portugais nomment cette ville 5mo«. — Les Chinois, Fou-tchouan, d'où h^s Annamites ont fait Phu-xitân.
Le port de Tourane s'appelle au dernier siècle Toiiron. Le P. dft Rhodes le nomme Cua-han,
Au-dossous de Tourane existait le port de Fai-fo, où les Européens avaient des comptoirs ; il est aujourd'hui complètement abandonné.
Dana la province de Cham {Quang-nam actuel), on fait souvent mention de la ville de Dinh-cham ou Dinh-ciam, Du temps du P. de Rhodes on disait Caciam ; c'est le chef-lieu actuel du Quang-nam.
Non loin de Hué, les anciennes relations placent la ville de Dinh-cat, qu'elles appellent la seconde ville du royaume. Au XV [11*^ siècle, on parle même de la province de Dinh-cat. Je crois que c'esL le chef-lieu actuel du Quang-tri.
Dans la province de Qui-phii, qui prit plus tard le nom de Qui-nhon, et après la défaite des Tay-son, fut appelée par Gia-toiu/, Binh'dinh (province pacifiée), on trouve mentionné soiivcnL !ii ville de Nuoc-man; c'est le port actuel de Quinhon.
La ville et le port de H a-tien s'appelaient Can-cao, dans les anciennes relations des missionnaires.