‹ La Cochinchine religieuse (volume 2)Chapitre 44 sur 62 · DIPLÔME ACCORDÉ A M. VANNIER · texte numérisé non relu

DIPLÔME ACCORDÉ A M. VANNIER

S. M. connaissant que le sieur Philippe Vannier, Français do nation, a montré la plus grande ardeur à être employé dans

ses armées navales, et que, ni la distance des lieux, ni la différence des langues n'avaient pu Tempêcher de venir se consacrer à son service : S. M., comptant sur sa capacité, Ta jugé digne d'être constitué et le constitue, par ces présentes, capi;taine de ses vaisseaux, sous le titre de Cai doi chan thanh hau, lui confiant en même temps le commandement d'un de ses vaisseaux le Dong-nai, le tout, sous les ordres du sieur Jean-Marie Dagot, commandant la division où se trouve ce navire. Il aura soin de lui obéir en tout, et donnera en toute occasion l'exemple du plus entier dévouement au service de S. M. Si par sa faute, il arrivait qu'il ne répondît pas à Tidée qu'on a de lui, et qu'il vînt à négliger les devoirs de sa place, il mériterait les peines portées par les lois.

A Saïgon, le 1S« jour de la 8« lune de la 51« année de Canh-hung.

DIPLÔME ACCORDÉ A M. DE L'iSLE SELLÉ.

S. M. s'étant fait mettre sous les yeux les talents du sieur Julien Girard de l'Isle Sellé, et considérant surtout la manière dont il s'est dévoué à son service, quittant sa patrie pour venir s'y consacrer; S. M. Ta jugé digne d'être constitué et le constitue par ces présentes, capitaine de ses vaisseaux sous le titre de Cai doi long hung hau, lui confiant en même temps le bâtiment le prince de la Cochinchiney le tout, sous les ordres du sieur Jean-Marie Dagot, commandant la division où se trouve ce bâtiment. Le sieur de l'Isle Sellé montrera toujours le plus grand zèle pour le bien de l'État, et n' oubliera point que, comme la carrière dans laquelle il entre peut être pour lui le chemin de la gloire, s'il le parcourt comme on l'attend

de lui; elle ne le conduirait qu'à la peine portée par les lois, s41 venait à négliger ses devoirs.

A Saigon, le 15« jour de la S* lune de la 51* année de Canhhung. — Scellé du sceau du roi.

DIPLÔME ACCORDÉ A If. LEBRUN.

S. M. s'étant fait jrendre compte des talents et capacité du sieur Théodore Lebrun, Français de nation, a voulu lui donner des marques de bonté, en le constituant comme elle le constitue par ces présentes, capitaine ingénieur, sous le titre de Khamsaicaidoithanh oai hau. S. M., en conséquence, lui confie le soin de toutes les fortifications de ses États, et lui enjoint de prendre tous les moyens possibles pour pourvoir à leur sûreté. S'il arrivait que, par sa négligence, il ne répondît pas à ce que Ton attend de lui dans la place qu'il occupe, il mériterait d'être puni selon la rigueur des lois.

Le 15® jour de 5** lune de la Si* année de Canh-hung. (Scellé du grand sceau du roi.)

La traduction des lettres et patentes ci-dessus étant en tout, quant au sens, conforme au texte cochinchinois, nous les avons signées et scellées du cachet de nos armes.

A Saigon, le 27 juin 1790.

Victor Olivier.

DIPLÔME ACCORDÉ A M. DESPIAUX.

Brevet que nous, roi de Cochinchine, donnons à Jean-Marie Despiaux, Français de nation. Le dit sieur J. M. Despiaux, ayant entendu parler de Téquité avec laquelle nous gouvernons,, est venu dans notre royaume de Cochinchine; connaissant son habileté en médecine, nous l'avons constitué médecin de nos armées, et lui ordonnons de s'embarquer sur notre vaisseau le Phunff^ pour nous suivre à la guerre, et d'y être prêt à se transporter où nos ordres rappelleront, pour y exercer son art. Si le dit sieur J. M. Despiaux ne se conduit pas avec ^ toute la diligence qu'exige son état, il sera puni selon les lois de royaume. Telle est notre volonté.

La 60' année du règne de Canh-hung, le 17* jour de la 3° lune ce qui répond au 2 avril 1799.

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