‹ La Cochinchine religieuse (volume 2)Chapitre 58 sur 62 · PROPOSITION DES NÉGOCIANTS DE MADRAS · texte numérisé non relu

PROPOSITION DES NÉGOCIANTS DE MADRAS

Article Premier. — Ds s'obligent à fournir au gouvernemont cothînchinois vingt mille fusils en trois termes, en six mois uu huit mois tout au plus.

Art. 2. — Autant de pistolets que le roi voudra, ainsi que de la poudre, du plomb... de plus de la soierie.

lŒRMlSSlON DONNÉE A M. CHAIGNEAU d'aLLER SE REPOSER A MALACCA.

VouSj Monsieur!. Chaigneau, capitaine des vaisseaux de S. M. 1g roidcCochinchine et officier delà maison duroi, vous ùtant trouvé à différentes batailles, et ayant eu bien des fatigues u souffrir pour FEtat, vous avez contracté une maladie dangereuse. Ce que voyant, le conseil vous permet, pour rétablir votre santé, d'aller à Malaccasurun lougre, avec le lieutenant-colonel Laurent Barisy. Vous êtes chargé d'une lettre du ministre des affaires étrangères de Cochinchine que vuus remettrez à M. le gouverneur de Malacca, afin qu'il ait

la bonté de vous procurer des médecins. Aussitôt que votre santé sera rétablie, vous reviendrez pour assister le roi et reprendre vos fonctions ordinaires. Le conseil vous dit ceci par avance afin que vous connaissiez par la suite les intentions du roi. — Scellé du sceau du conseil.

Le 24^ Jour de la 2® lune de la 61® année de Canh-hung.

LETTRE DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES AU GOUVERNEUR DE MALACCA POUR LUI RECOMMANDER M, CHAIGNEAU.

Quoique nous habitions sous le même ciel, sans avoir le bonheur de nous connaître, cependant je suis rempli de respect pour votre personne par les rapports avantageux que me font continuellement les étrangers de votre cœur noble et sensible. De plus les étrangers assurent qu'à Malacca il y a d'excellents médecins, ce qui a déterminé M. J.-B. Chaigneau, qui est un officier attaché depuis longtemps à la personne du roi, qui s'est trouvé à plusieurs batailles et a rendu d'importants services à l'État, de supplier S. M. de lui accorder la permission d'aller à Malacca, pour y rétablir sa santé qui est très délabrée. S'il peut avoir le bonheur d'y parvenir, je vous prie, Monsieur le gouverneur, de le traiter favorablement, d'avoir bien la bonté de l'aider en tout, et s'il peut se rétablir de vouloir bien faciliter son retour en Cochinchine.

Page 1