‹ La Cochinchine religieuseChapitre 47 sur 79 · ÉDIT ROYAL · texte numérisé non relu

ÉDIT ROYAL

« Malade et faible de corps, pauvre et dépourvu d'esprit, je me trouve, depuis vingt-ans, à la tête des dignitaires et des dix mille familles du royaume. Le mérite des bonnes actions n'a pas encore paru, et déjà les fautes sont devenues irréparables, à ce point que les fléaux du ciel retombent sur le peuple.

« Il est écrit que les fléaux d'en-haut parcourent successivement les divers royaumes et que tout homme, à part le Saint *, ne peut manquer d'en avoir sa part.

« Cependant il n'y a jamais eu autant d'événements fâcheux qu'à cette époque, il n'est jamais arrivé autant de malheurs que de nos jours. C'est une province qui a été ruinée par la sécheresse, c'est le Tpng-king qui a été ravagé cet été par la tempête, ce sont les trois provinces de Nam-ky* qui ont été perdues pour nous, ce sont les provinces de Bac-ky^ qui ont été dévastées par un typhon terrible, en sorte que les eaux de la mer se sont élevées et répandues jusqu'ici.

« Au-dessus de moi, je crains les décrets du ciel, et quand je regarde au-dessous de moi, au fond de mon cœur, je tremble jour et nuit et je rougis de honte, en voyant les malheurs qui.accablent mon peuple. Continuellement jeprends sur moi toutes les inimitiés, pour que mon peuple n'en soit

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