‹ La colectomie dans le cancers du gros intestinChapitre 4 sur 8 · Kœssler, th. d’Iéna · texte numérisé non relu

Kœssler, th. d’Iéna

2. Anschütz, Beitrage zur klinik des Dickdarmkrebses, Mitteil. cius dem Grenzgebieten der Med. u. Chir., 1907.

CAVAILLON et PERRIN. — la colectomie

Vivent sans récidive . 20 = 60 0/0 = 1 an.

Nous-mêmes apportons ici les observations de 9 malades dont :

1 guéri depuis 3 ans sans récidive.

4 — plus de 2 ans sans récidive.

1 — 6 mois.

1 mort en 1 an de récidive.

2 cas récents.

Si l’on compare à ces résultats ceux des opérations palliatives, on voit qu’avec ces dernières la durée moyenne de la survie est sensiblement abaissée. Elle le serait plus encore si l’on expurgeait des statistiques de la plupart des auteurs certains cas de survie surprenante dont le diagnostic reste douteux, puisqu’il n'a pas été confirmé par l’examen histologique.

L’anus contre nature donne :

D’après de Bovis1 en moyenne, dix mois.

D’après Cavaillon 2, 19 mois.

D’après Mikulicz, un an et neuf mois.

Après les anastomoses, la survie est également peu considérable :

Six mois d’après de Bovis.

Huit mois et demi d’après Mikulicz.

On ne saurait donc objecter au traitement radical d’être incapable de donner aux malades une survie plus longue que les opérations palliatives. Les chiffres précédents montrent le contraire : à la suite des opérations palliatives, les cas de tumeurs inflammatoires, non néoplasiques, mis à part, la survie dépasse rarement un an, alors qu’après la colectomie, les survies de plusieurs années ne sont pas des raretés. La durée des survies est facteur du moment où l’opération à été pratiquée et de largeur de l’entérectomie. Ces survies actuelles, qu’on pourrait dire minimum, seront régulièrement augmentées le jour ou l’on opérera systématiquement de bonne heure et très largement; beaucoup de récidives locales n’ont pas d’autre cause que des ablations insuffisantes ; peu de chirurgiens

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