Trousseau
" De
découvrons dans l’hypochondre droit une tumeur de 10 centimètres environ, dont la forme rappelait confusément celle d’un rein. Sa consistance était ferme, sa surface lisse, Elle était surtout d’une mobilité étrange et tombait vers le flanc déclive quand on faisait coucher la malade sur le côté. Elle suivait avec plus de facilité encore les mouvements qu’on lui imprimait dans tous les sens. Les efforts de toux l’abaissaient. Par le palper bimanuel de la région lombaire droite, on la saisissait tout entière. On aurait pu croire à un rein flottant, mais le ballottement rénal n’existait pas ; ni dans l’histoire actuelle, ni dans les antécédents, on ne trouvait de troubles urinaires. La malade se rappelait au contraire des troubles digestifs et même un ictère. Elle fut mise au régime et au traitement de la colique vésiculaire et observée attentivement. Rien dans la courbe des urines nese produisit d'anormal, tandis que la tumeur s’affaissait progressivement pour disparaître complètement au bout d’un mois.
Pourtant le ballottement rénal ou plutôt « lombo-abdominal » pourrait s’observer parfois aussi dans les cas de tumeur vésiculaire (1). Guéniot en cite une observation et rappelle le cas de Schwartz (2) et celui de Gérard-Marchant (3).
L'examen du sang peut aussi fournir des indications utiles, la cholémie devant faire pencher le dia-
gnostic vers la colique vésiculaire.