‹ La Colique VésiculaireChapitre 44 sur 46 · Lejars, Semaine médicale, 1902, p · texte numérisé non relu

Lejars, Semaine médicale, 1902, p

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on n’y gagnera que la mauvaise chance d’une obstruction secondaire de gros canaux.

« Est-ce à dire (1) qu'il faille opérer toutes les cholé- « cystites chroniques ? En aucune manière, et on peu « accepter pour elles l’épithète d'indications relatives « que leur donne Kebr. »

Le diagnostic de l'intervention pourra se baser sur les résultats de l'administration de l'huile de ricin (Kehr).

On en donne une large dose au malade. Si dans la suite la sensibilité vésiculaire disparaît, on aurait le droit d’espérer. Si la sensibilité persiste, les chances d’apaisement seraient faibles.

Mais on se basera surtout :

1° Sur l'atteinte portée à l’état général;

2° Sur la répétition des paroxysmes douloureux ;

3° Sur l’entrave apportée par de tels accidents à l’exercice d’une profession ;

Lo Et aussi et surtout sur l’échec du traitement médical et des cures hydrominérales.

De fait « l'intervention chirurgicale (2) dans le cas « de colique vésiculaire peut presque toujours être évi- « tée. Pour parvenir à ce résultat il faut non se propo-

« ser. de rendre la vésicule tolérante pour les calculs. « C’est d’ailleurs selon ce mode que les lithiasiques « guérissent presque toujours, Ce visant on ne fait « donc que suivre la voie indiquée par la nature. »

1. Professeur Quénu, loco citato, p. 691. 2. P. Gilbert. Congrès de médecine, 1900.

Nous ne ferons que citer les conclusions de Deaver (1) qui est d'avis d'enlever les calculs dans les cas où leur existence est démoutrée et des Fruehoperateuren dont parle Kehr.

Riedel (2) trouve une indication opératoire suffisante dans le simple diagnostic d'une lithiase vésiculaire,

Teiles sont les indications opératoires qui ont été discutées à propos de la colique vésiculaire.Les détails du traitement chirurgical et le manuel opératoire sortent du cadre de ce travail (3).

S 83. — Traitement diététique et hydrominéral.

La crise douloureuse apaisée, « la tolérance vésiculaire » obtenue, il faudra éviter le réveil du syndrome en preserivant au malade un ensemble de précautions relatives à l'hygiène et au régime alimentaire.

A) Hygiène. — On conseillera un exercice modéré et régulier, la suppression de toute constriction de la taille et notamment du corset chez la femme.

« Nous nous efforcerons de le remplacer sinon par « une brassière à laquelle devront s’attacher les vête-

« ments et par une ceinture faisant sangle abdominale,

1. Deaver. Indications for surgical intervention in infections of biliary tract. Chicago, 1906.

2. Riedel, Mrttheil aus den Grenz geb. der med. nd chir., 1899, IV, p. 565.

8. V. Pantaloni. Chirurgie du foie et des voies biliaires, notamment p. 327 pour la « Calculose de la vésicule et du cystique »,et p. 417. Lejars, Quénu, Quénu et Duval, etc.

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« qui ne seront pas communément acceptées, du moins. « par un corset hygiénique soutenant l’hypogastre et « dégageant la partie supérieure de l’abdomen (1). »

Les frictions matinales sur toute la surface du corps et le massage général devront épargner tout le flanc et l’hypochondre droits.

B) Régime.— Nous avons indiqué le régime prescrit par le professeur Gilbert. |

Le professeur Robin (2)recommande aussiune alimentation modérée en quantité avec prédominance des aliments végétaux sur les aliments animaux. « On introduira dans cette alimentation certains légumes dont l’empirisme a reconnu l'utilité et dont Van Svwieien a donné la liste; ce sont : les raves, les navets, la chicorée, les carottes, les pissenlits, le cresson. On y ajoutera les pommes de terre dont les cendres sont alcalines. »

On n'autorisera que peu de corps gras et d'œufs.

Il faudra surveiller les fonctions digestives, traiter les moindres troubles gastriques. En cas de constipation on évitera toujours les purgatifs cholagogues. Nous avons vu que les suppositoires et les lavements étaient préférables pour éviter de réveiller les coliques.

C) Cures hydrominérales. — Parfois enfin il y aura lieu de conseiller aux malades une cure hydrominérale.

La cure à domicile indiquée par le professeur Robin (2) pour les coliques hépatiques classiques ne s'applique pas aux coliques vésiculaires.

1. Pr Gilbert, Carnot et Jomier. Loc. cit. 2. Pr Robin. Bull, Thérapeutique, 1907.

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C’est la cure sur place qui convient le mieux.

Nombreuses d’ailleurs sont les eaux dont on vante la puissance thérapeutique dans les maladies du foie ét spécialement dans la lithiase.

On peut les diviser en 4 groupes ;

Les alcalines ; |

Les sulfatées calciques ;

Les chlorurées sodiques ;

Les aminérales ou eaux de lavage.

«) Les chlorurées sodiques froides comme Homburg et Montecatini ont à dose suffisante une action nettement laxative et même purgative et peuvent déterminer du côté des voies biliaires des réflexes violents. Par là elles doivent être écartées du traitement de la colique vésiculaire.

Les chlorurées tièdes du type Châtel-Guyon auraient moins d’inconvénient.

£) Parmi les sulfatées calciques, les unes fortes (type Contrexéville et Martigny) ne peuvent être admises que dans les formes très légères de gravelle biliaire et non Par conséquent dans le cas de gros calculs incapables de migrer; les autres (type Vittel, Grande-Source), excellentes dans les mêmes circonstances, peuvent être utilisées dans certaines formes peu irritables de colique vésiculaire.

y) On peut rapprocher des eaux de Vittel celles de Capvern, d’Aulus et surtout les « aminérales » d'Évian dont on a dit qu'elles sont des eaux de lavage plus riches par ce qu’elles emportent que par ce qu’elles apportent (professeur Landouzy).

Parturier

>) Mais en réalité, il est de notion vulgaire que les eaux alcalines représentent le grand traitement hydrominéral de la lithiase biliaire, et tout le problème consiste à déterminer quelles formes de colique vésiculaire seront susceptibles d'un pareil traitement et à quelles stations l’on pourra les envoyer.

Billing (1) se montre un fervent partisan des cures alcalines. « On peut conseiller Carlsbad, dit-il, quand on « a vu un célèbre chirurgien qui, deux ans auparavant, ‘« avait opéré son père de calculs biliaires et qui fut pris « ensuite lui-même de lithiase : au lieu de subir lui- « même une opération, il alla à Carlsbad. »

Pour le professeur Gilbert, les cures hydrominérales, à la condition d’être dirigées avec une extrème prudence, pourront produire une sédation remarquable; à Vichy en particulier, depuis que l’on a abandonné l’usage de la source trop remuante de la Grande-Grille, depuis que l’on a diminué la dose d’eau ingérée et que l'on est revenu à la pratique des bains thermaux prolongés, les crises provoquées sont devenues très rares et les résultats sédatifs excellents (Linossier).

Tout en reconnaissant les éminentes qualités des éaux de Carlsbad et les services qu’elles peuvent rendre dans la lithiase biliaire simple, nous les considérons comme susceptibles de mériter avec plus de raison encore que la « Grande-Grille » le reproche d’être trop « remuantes ».

Dans la gamme si étendue des Sources de Vichy au

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