C. COMPLICATIONS TARDIVES
Là encore nous citerons les complications extra-pulmonaires qui sont en fait uniquement des troubles cardiaques, pour nous attacher plus longuement aux cavernes résiduelles qui sont Pessentiel de ce chapitre.
Complications cardiaques.
Elles furent observées deux fois :
Dans le premier cas (malade 15) après un premier temps type Fruchaud portant sur les 5°, 4, 3° et 2° côtes avec le sommet des transverses, ils interdirent le deuxième temps alors que l’o ntouchaït au but car la rétraction cavitaire était déjà fort importante.
Le deuxième est le seul de nos opérés qui ait succombé aux suites de l'opération. Encore est-il mort six mois après son deuxième temps. Néanmoins la dyspnée et la tachycardie apparurent peu après l’intervention et ne cessèrent de croître jusqu’à emporter le malade en asystolie progressive. Il s’agissait d’une thoracoplastie gauche (malade 6).
te M
Nous n'avons pas au Sanatorium la possibilité de tracer pour chaque opéré un électrocardiogramme.
Cavernes résiduelles.
Si nous tirons souvent un cliché de sécurité à la fin de la 1e semaine, c’est la radiographie du 15° jour qui permet une première approximation du collapsus, car l’épanchement hématique pariétal ne masque plus la région.
Mais il serait vain d'attendre ce jour-là l’effacement de l’image cavitaire. N’étant qu'une des collapsothérapies, la thoracoplastie a une action indirecte, favorisant simplement la tendance rétractile déjà patente sur le cliché préopératoire dans les meilleures indications.
Trois mois nous semblent un délai raisonnable avant de parler de caverne résiduelle. Encore est-il possible de la voir disparaître ultérieurement.
Les premières semaines passées, donc, le médecin est hanté par cette éventualité.
Il convient d'étudier en détail cette complication majeure afin d’en tirer si possible des indications pour l’avenir. Les raisons des échecs ou des demi-échecs peuvent être d’ordre divers :
— D'ordre lésionnel et le comblement d’un évidement trop important est impossible à prévoir;
— D'ordre tactique si le plan d'attaque médico-chirurgical a montré une lacune (sacrifices insuffisants en hauteur par exemple),
— D'ordre technique enfin et l’on pourra rendre responsable une résection trop parcimonieuse en largeur, un trop grand éloignement des temps, etc...
C’est suivant ce plan que nous tenterons la critique de ces malades, ils sont au nombre de 6 : 14, 17, 21, 26, 30 et 31.