‹ La Collapsothérapie Chirurgicale au Sanatorium de MonbranChapitre 33 sur 52 · Effractions pleurales · texte numérisé non relu

Effractions pleurales

Ce terme peut s’entendre en deux sens fort différent :

La perforation du parenchyme, grave accident qui peut amener à pratiquer sur l'heure une lobectonie. Nous ne l’avons jamais rencontré.

La déchirure involontaire de la plèvre, alors qu’on se proposait de substituer sans communication un décollement extrapleural à un collapsus intra-pleural insuffisant. Deux cas se sont présentés :

Dans le premier cas (9) la brèche fut agrandie et régularisée au ciseau sans autre inconvénient. Ce ne fut pas une complication mais un changement de technique.

Mais le deuxième cas eut une évolution plus fâcheuse. La perforation punctiforme ne fut pas soupçonnée sur la table mais quelques heures plus tard :

La poche extra-pleurale se vida de son air au profit de la poche intra-pleurale. Ainsi fut perdu malgré tous les efforts de réinsufflation le bénéfice de l'opération. La réintervention s’imposait. Elle fut réalisée trois jours après avec un excellent résultat, la brèche ayant été élargie comme il a été dit plus haut.

Quelle leçon en tirer ? Le gros intérêt qu’il y aurait à n’opérer que sur des plèvres symphysées et que cette symphyse fut au besoin provoquée dès abandon du pneumothorax.

LE Ni FREE

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