‹ La Collapsothérapie Chirurgicale au Sanatorium de MonbranChapitre 42 sur 52 · IV. CONCLUSION DES EXTRA-PLEURAUX · texte numérisé non relu

IV. CONCLUSION DES EXTRA-PLEURAUX

Dernier venu dans la collapsothérapie, l’extra-pleural a connu des fortunes diverses, variant avec les époqués et avec les auteurs. Actuellement néanmoins, il a conquis droit de cité. La discussion s’est déplacée et concerne les limites de ses indications.

Ce point sera envisagé dans un chapitre ultérieur (page 72 Nous nous bornerons à indiquer d’ores et déjà que nous n'’adoptons pas les conclusions de ceux qui voudraient rendre justiciable de l’extra-pleural un grand nombre des tuberculoses chirurgicales.

À l’opposé, il ne nous semble pas qué la désinsertion par voie endoscopique mérite la place que lui accorde certains auteurs. Sans que l’on puisse formuler de règle stricte, il paraît dangereux de désinsérer de trop vastes surfaces, au risque de déclancher ces hémorragies que l’on ne pourra que fort difticilement enrayer, puisqu'elles restent l'inconvénient majeur du décollement à thorax ouvert.

Chaque intervention à ses limites. Le meilleur juge dans la matière est le médecin de Sanatorium qu’une longue expérience met à l’abri des engouements.

L’impression générale que nous gardons de nos décollements extra-pleuraux se résume ainsi : excellents résultats lointains après des suites immédiates troublées.

La moitié de nos interventions ont été suivies d'événements que nous avons baptisé complications. C’est là évidemment une question de définition. Il est certain cependant que plusieurs de nos malades ont été en danger.

Si cette mauvaise impression première a pu se transformer en satisfaction à la vue des résultats lointains c’est à la surveil- Jance postopératoire qu’il faut l’attribuer pour une bonne part.

Pendant trois jours et trois nuits, nos opérés ont toujours une personne à leur chevet.

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