‹ La Collapsothérapie Chirurgicale au Sanatorium de MonbranChapitre 44 sur 52 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Les extra-pleuraux nous ont donné d’excellents résultats. Aussi sommes-nous à l’aise pour adopter entièrement cette conclusion que formulait devant nous M. le Professeur Paul DAMBRIN : Chez des malades hommes, l’extra-pleural ne doit être pratiqué que si l'examen contre-indique une thoracoplastie partielle supérieure.

Les suites troublées de la première intervention, l’existence d’une poche qui peut être une cause d’ennuis à tout moment, le fait que le malade, même apparemment guéri, restera assujetti à des examens répétés et ne pourra pendant deux ou trois ans reprendre l’activité qu’aura déjà repris un malade opéré de thoracoplastie, sont les raisons de ce choix.

Enfin, bien que manquant de précisions sur ce point, il nous semble, toutes choses égales d’ailleurs, que la perte de capacité pulmonaire ne doit pas toujours être plus grande chez un malade qui a subi la résection de ces cinq, voire six premières côtes, que chez un ancien porteur d’extra-pleural, dont la plèvre et la coupole ont perdu de leur souplesse.

L'ensemble de ces réflexions concerne uniquement des résultats obtenus chez des hommes.

En dehors du préjudice esthétique qui joue davantage chez les femmes, celles-ci n’étant généralement pas astreintes à des travaux pénibles, pourront mener à bien leur guérison en conservant le temps nécessaire une poche d’extra-pleural.

Mais une autre constatation essentielle s'impose, déjà relevée plusieurs fois d’ailleurs : la création d’un extra-pleural chez une femme est suivie de beaucoup moins de complications que chez un homme.

__ Ces motifs divers ont incité le Professeur DAMBRIN a pratiquer un décollement extra-pleural de préférence à une thoracoplastie chez les malades femmes. Ainsi notre ami, le D' MORON, note au Sanatorium de Monfaucon vingt-deux extra-pleuraux pour une thoracoplastie dans l’année 1948, alors que pour notre part nous relevons onze extra-pleuraux pour treize thoracoplasties dans l’année 1949.

Reste à savoir pourquoi l’extra-pleural est mieux supporté par une femme que par un homme. Nous avons notre ignorance.

Nous pensons que les bons résultats obtenus au Sanatorium

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