‹ La Collapsothérapie Chirurgicale au Sanatorium de MonbranChapitre 9 sur 52 · L'ANESTHESIE EN CIRCUIT FERME · texte numérisé non relu

L'ANESTHESIE EN CIRCUIT FERME

C'est en mars 1948 que l’anesthésie générale fut employée pour la première fois au Sanatorium de Monbran. Assez tard donc pour que les malades puissent d'emblée bénéficier d’une méthode déjà éprouvée, employée par un spécialiste déjà rompu à la pratique de l’anesthésie générale chez les tuberculeux.

Matériel.

Le type d'appareil en circuit fermé adopté par le Sanatorium est l’appareil type Dubau avec ses débits réglables en oxygène, éther, protoxyde d’azote, son bac de chaux sodée, et le ballon permettant le contrôle de la respiration, la baronarcose et l'oxygénation.

En outre l’anesthésiste garde à portée de la main :

— Un ouvre-bouche;

— Une canule de Guedel, plus souple et moins traumatisante que celle de Mayo;

— Une pince à langue;

— Des seringues et aiguilles stériles, un garrot ainsi que des toni-cardiaques;

—. Un laryngoscope;

— Un jeu de tubes intratracheaux, avec les raccords pour les relier à l’appareil.

Technique.

Avant de s’arrêter à la technique actuelle, que nous décrirons dans quelques lignes, le D' TRICOIRE employa puis abandonna d’autres méthodes :

Le protoxyde d’azote fut abandonné car il diminue les possibilités d’hématose. D'autre part l’anesthésie qu’il procure est superficielle et l’obtention d’un stade profond nécessite un fort dosage, proche de la zone dangereuse.

La perfusion de penthotal en solution à 4 % dans du subtosan, se montra peu commode et quelques malades s’avérèrent réfractaires au barbiturique. R

La quasi-totalité des anesthésies générales à Monbran fut réalisée avec la technique suivante :

— Une heure avant l'intervention on administre 1 centi-

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